Presse
AFP - 15 janvier 2007
Municipales: Valérie Létard et Borloo sur une liste d’union ouverte à Valenciennes
VALENCIENNES (AFP) — Les membres du gouvernement Valérie Létard, qui sera en deuxième position, et Jean-Louis Borloo, placé “dans la première moitié”, figureront sur une liste d’”union ouverte” pour les municipales à Valenciennes, a annoncé mardi le maire UMP qui conduira la liste.
Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, lui-même ancien maire de Valenciennes, sera “dans la première moitié de la liste”, a déclaré Dominique Riquet, ajoutant que “sa place n’avait pas été définie“, mais qu’il n’aurait “pas de responsabilité opérationnelle comme par le passé“.
Elu maire en 1989, réélu en 1995 et 2001, M. Borloo -président du Parti radical associé à l’UMP- avait cédé son siège de premier magistrat à M. Riquet en 2002 lors de son entrée au gouvernement.
La secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité Valérie Létard (NC), originaire de Valenciennes, sera en deuxième position de cette liste “non siglée politiquement et qui devrait compter des gens de gauche, de droite, du centre et de la société civile“, “pour occuper effectivement le poste de première adjointe“, a poursuivi M. Riquet lors d’une conférence de presse à laquelle Mme Létard a pris également part.
“J’ai très envie d’apporter dans la durée et dans la présence effective, parce que mon engagement au gouvernement est certes prenant, mais j’ai pris mes marques, je suis organisée et je suis en capacité de faire en sorte d’exercer les responsabilités qui seront les miennes si je viens à être élue dans cette équipe municipale“, a-t-elle assuré de son côté.
Elle a indiqué avoir fait le “choix” de Valenciennes alors que François Bayrou l’avait “pendant un temps encouragée” à se présenter à Lille. M. Borloo, actuellement 1er adjoint à Valenciennes, occupe également la présidence de la communauté urbaine Valenciennes-Métropole, qu’il pourrait laisser à Mme Létard.
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La Voix du Nord - Edition de Valenciennes - mardi 8 janvier 2008
CONDÉ-SUR-L’ESCAUT
Franck Vézilier sera aux côtés de Pierre André pour les municipales
Après avoir été voisins lors d’un meeting de François Bayrou, Franck Vézilier et Tino Populin, l’un issu de la majorité municipale, l’autre de l’opposition, avaient choisi de faire cause centriste commune pour les élections de mars (notre édition du 15 novembre 2007). À deux mois du scrutin, Franck Vézillier a confirmé son soutien au Renouveau condéen conduit par Pierre André.
« C’est officiel : je mettrai toute mon énergie dans la campagne », affirme Franck Vézilier (Condé VIVaCITé), élu il y a sept ans sur la liste de Daniel Bois. « Il savait que j’étais social-démocrate. Son projet m’a intéressé et figurer sur une liste de gauche ne me dérangeait pas, dès lors que j’y trouvais des gens supposés de bonne volonté. Mais, au fil des années, je ne me suis pas retrouvé dans cette majorité », justifie ce Condéen pure souche de 34 ans.
Franck Vézilier s’est donc retrouvé dans la façon qu’a Pierre André de concevoir la politique, dans un souci « d’ouverture sincère ». « Nous n’avons pas l’investiture et nous ne la demandons pas », indique Pierre André au côté de Roland Bouvart. Intervenir sur les taux d’imposition jugés trop élevés, offrir des possibilités de logements et de travail, oeuvrer sur l’environnement pour faire du Pays de Condé une référence en la matière, optimiser les infrastructures sportives, accueillir de nouvelles entreprises… Franck Vézilier et Le Renouveau condéen sont tombés d’accord sur les grands thèmes de la campagne pour les municipales. Et, au-delà du fond, ils souhaitent aborder les prochaines semaines avec un « discours humaniste » en allant expliquer leur façon de faire aux habitants de la commune.
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La Voix du Nord - Edition de Villeneuve d’Ascq - vendredi 4 janvier 2008
POLITIQUE
Le Nouveau Centre s’implante à Villeneuve-d’Ascq et rejoint aussitôt l’UMP pour les municipales
Depuis le congrès national du 16 décembre, le Nouveau Centre est en ordre de marche. À Villeneuve-d’Ascq, Marie-Annick Leleu est chargée d’animer le courant, à partir d’une ligne claire : le positionnement au centre-droit.
On l’avait vue en septembre aux côtés de Christian Carnois, lors d’une conférence de presse sur les municipales. Le candidat du Modem jetait alors les bases d’une liste d’ouverture, à laquelle Marie-Annick Leleu apportait son soutien. En raison des liens d’amitiés avec Christian Carnois, mais aussi, avait-elle confié à l’époque, au regard d’une même conception de l’engagement au plan local.
Depuis, l’adjointe au maire de Croix, qui n’est autre que Michel Carnois, oncle de Christian, a clarifié son positionnement sur l’échiquier. D’abord en rejoignant Le Nouveau Centre d’Hervé Morin plutôt que le Modem de François Bayrou. Question de stratégie et de « fibre ». « Je suis profondément de centre-droit », affirme celle qui est entrée en politique en 1983, aux côtés de Pierre Carous, maire RPR de Valenciennes. De 1989 à 1992, elle présidera le comité de jumelage de la cité des dentellières, selon le souhait de Jean-Louis Borloo, alors député européen. Membre du Parti républicain, où elle côtoie déjà Christian Carnois, Marie-Annick Leleu poursuit sa route à Croix. Élue conseillère municipale en 1995, elle est nommée en 2002 adjointe à la petite enfance, à la jeunesse et aux loisirs. « J’ai créé toutes les structures autour de l’enfance et mis en place des actions de parentalité », souligne la professeur d’allemand.
Passée à Démocratie libérale après la dissolution du Parti républicain, elle adhère à l’UMP en 2003, dans le sillage d’Alain Madelin. Mais l’expérience ne dure qu’un an. « Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé », tranche Marie-Annick Leleu, viscéralement attachée au centre. Fin 2006, elle se laisse tenter par François Bayrou, dans l’espoir de voir émerger une véritable formation indépendante. Las, l’épisode de la présidentielle, et le flirt initié entre les deux tours avec le PS, détourne l’élue croisienne. « J’ai été déçue et choquée, car depuis toujours, l’UDF fonctionne avec la majorité de droite ».
Cette fois, la cassure est nette et le choix, limpide. Dans la droite ligne d’Hervé Morin et Valérie Létard, elle adhère au Nouveau Centre. Et pourquoi pas directement la droite ? « Ce qui nous démarque, définit l’enseignante, c’est l’action sociale. C’est comme ça que je le ressens en tout cas. Mais je reste à droite, bien que le terme ne veuille pas dire grand chose à mes yeux. » Suffisamment en tout cas pour se démarquer de Christian Carnois à l’heure de s’implanter à Villeneuve-d’Ascq. Car Marie-Annick Leleu vient de déménager, à Ascq précisément. Sur les terres du patron du Modem local. « Je m’entends très bien avec lui, rebondit la chef de file du Nouveau Centre, mais j’ai pris une décision politique en intégrant la liste de Didier Plancke. » Et peut-être aussi jeté une passerelle entre les anciens alliés. « Je souhaite que nous puissions nous rejoindre au second tour. On a la même ambition pour la ville. L’alliance UMP-Modem peut très bien exister à Villeneuve-d’Ascq, comme c’est déjà le cas ailleurs (à Bordeaux, ndlr). Mais là encore, c’est le local qui doit primer. C’est notre credo, une question de bon sens. »
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La Voix du Nord - Edition de Roubaix - mardi 1 janvier 2008
LE BILAN DES MAIRES - HEM
« Nous avançons dans l’ambition de créer l’unité de la ville »
Il tente de jouer le mystère mais ne trompe personne : sur le fauteuil majoral depuis neuf ans, puisqu’il a remplacé Marie-Marguerite Massart dès novembre 1998, Francis Vercamer repartira évidemment en piste pour un deuxième mandat. Le premier le satisfait pleinement.
Quel bilan global tirez-vous de ce premier mandat ?
Francis Vercamer : « Nous avons bien avancé dans le Grand projet hémois, qui va dessiner la ville à 20 ans, autour de trois axes ; favoriser l’unité de la ville, développer la convivialité, le savoir-vivre ensemble, et la sécurité. Nous avons réalisé quasiment à 100 % ce que nous avions promis en 2001. Il y a des chantiers en cours. Quant aux dossiers bloqués, ils le sont à cause d’événements extérieurs. »
Vous êtes particulièrement fier de la bonne santé financière de la ville…
« L’endettement est au tiers de ce qu’il était en 2001. Et cela avec une hausse minime des impôts, 2 % au total sur le mandat. »
Hem est historiquement composé de quartiers très disparates. Avez-vous le sentiment que les choses ont bougé en sept ans ?
Avec la Maison du foot, le site Blaise-Pascal, le centre intergénérationnel Beaumont, la Maison de la petite enfance, nous avons créé des équipements aux intersections des quartiers qui sont des lieux de rassemblement, fréquentés par des gens très différents. Il y a des événements conviviaux qui sont organisés sur toute la ville, Hem en fête, Oxyg’Hem…. Je pense qu’une barrière psychologique est en train de tomber.
En matière de qualité de vie, avez-vous le sentiment que tous les quartiers ont été traités sur un pied d’égalité.
En matière de sécurité, Hem est la ville de la Communauté urbaine qui a été le plus équipée en zone 30. Nous avons aussi renforcé les horaires de la police municipale. Pour le cadre de vie, l’enfouissement des réseaux a touché tous les quartiers. Par contre, il faut reconnaître qu’Hem n’est pas encore assez bien desservie par les transports en commun.
C’est inscrit dans le projet ANRU des Hauts-Champs-Longchamp…
C’est vrai, avec la future ligne à haut niveau de service. À propos des Hauts-Champs-Longchamp, justement, s’il est vrai que l’argent vient de plusieurs sources, il faut dire que c’est nous, la ville et ses techniciens, qui sommes allés le chercher, le 13 juillet 2003, dans le bureau de Jean-Louis Borloo ! Il y a le logement, mais il faut parler aussi de l’accompagnement social. Dans ce domaine, nous avons créé un pôle spécifique au CCAS et embauché une assistante sociale. Je pense qu’on commence à avoir des résultats. Et puis, nous avons apporté la Maison de l’emploi, pour favoriser l’insertion professionnelle. Enfin, la zone franche : elle ne va pas amener de grandes vagues d’embauche, mais créera de l’activité en plus.
En matière de politique jeunesse et seniors, il y a eu du bon et du moins bon…
Des écoles ont été refaites à neuf. Chaque année, depuis 2001, Nous dépensons 300 000 E pour leur aménagement. Le Pass’sport culture a été étendu, permettant à davantage d’enfants d’accéder à des activités de loisirs. Pour les seniors, il y a eu les « dominos », c’est vrai avec plus ou moins de bonheur. On l’avoue, on s’est trompés, donc on corrige. En revanche, on a progressé dans le soutien au maintien à domicile. Le nombre de repas portés est passé de 11 700 en 2001 à 17 000 en 2007.
Votre plus grand regret ?
Le Parc de la Marque, qui est en sommeil. On n’a vraiment pas été aidés par l’Espace naturel métropolitain, qui a privilégié le parc de la Deûle. En quatre ans, il n’y a rien qui a bougé. La parole du président (Slimane Tir, NDLR) n’a pas été tenue. •
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La Voix du Nord - Editon de Marcq-en-Baroeul - samedi 29 décembre 2007
A La Madeleine, l’accord proposé par le Nouveau Centre sera-t-il accepté par l’UMP ?
Il ne présentera pas de liste. Le parti le Nouveau Centre (NC) entend néanmoins s’impliquer dans la gestion communale après les élections municipales. Et donc être présent au scrutin du mois de mars. Responsable de la section madeleinoise, Vincent Perrier-Trudov a rencontré l’UMP Sébastien Leprêtre en vue d’un accord à ce sujet.
Naissance. La création officielle de la section madeleinoise du Nouveau Centre remonte au 16 décembre, date de la désignation de son responsable par les instances nationales, qui en ont nommé 200 dans toute la France : c’est ce que l’on appelle se structurer.
Le chef de file. Vincent Perrier-Trudov a 30 ans. Issu de l’Institut d’études politiques, arrivé dans la métropole lilloise en 2004, il est correspondant ministériel à l’Agence pour l’informatique financière de l’État, au ministère du Budget.
Son engagement politique. Il remonte à juillet :« Je suis de sensibilité centre droit. La politique d’opposition systématique de François Bayrou ne me convenait pas : être antisarkozy, c’est un peu court comme projet politique. On n’allait pas jeter aux orties près de quarante ans d’alliance avec la droite modérée. Le Nouveau Centre, en revanche, fait renaître les vraies valeurs de l’UDF. »
Rencontre avec l’UMP. Concernant ces municipales 2008, notre interlocuteur indique qu’il n’a pas un instant songé à préparer une liste : « Je connais bien Sébastien Leprêtre. Je l’ai rencontré. il m’a expliqué qu’il ferait une consultation publique et qu’il communiquerait la composition de sa liste en février, avec 40 % de renouvellement par rapport à l’équipe actuelle. J’imagine que le Nouveau Centre sera présent dans ce renouvellement. » De quelle façon ? Vincent Perrier-Trudov a proposé à Sébastien Leprêtre trois candidats NC en position d’être élus, une participation du NC dans le futur bureau municipal, autrement dit un poste d’adjoint, ainsi qu’un siège de conseiller communautaire du Nouveau Centre à la Communauté urbaine. On attend maintenant de savoir ce que répondra Sébastien Leprêtre.
Côté orientations. Le Madeleinois évoque trois grands axes : faire de la commune une ville « éco-responsable » (réduction des émissions de gaz carboniques résultant des activités municipales, politique d’achat incluant des clauses environnementales, priorité aux énergies renouvelables dans les dépenses énergétiques) ; attirer les entreprises dont les activités sont liées aux technologies écologiques ; développer le logement social et très social, et lutter contre l’habitat indécent.
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La Voix du Nord Dunkerque - vendredi 21 décembre 2007
Le Nouveau Centre arrive…
Sur les cendres de l’UDF, les centristes n’ont pas tous pris le même chemin. Certains penchent à gauche et se sont rangés du côté du Modem, d’autres à droite et rejoignent petit à petit le Nouveau Centre. À Dunkerque, Robert Lefebvre, conseiller départemental du mouvement, Dominique Pruvost, conseiller des 11e et 12e circonscriptions, et Germaine Bénard, conseillère des 13e et 14e, sont les premiers membres du mouvement. Ils n’ont donc pas suivi Pierre Yana. Un simple bug pour le Modem ? •
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La Voix du Nord - Jeudi 20 décembre 2007
Delommez-Buyck, un duo pour réveiller Wattrelos
La présence annoncée pour les prochaines municipales d’une liste UMP soutenue par les instances nationales et conduite par Marc Florin n’a pas découragé le fer de lance de la droite locale depuis près de dix ans. Jean-Luc Delommez, suivi et soutenu par le « Nouveau centriste » Jean-François Buyck entend « récolter les fruits d’un travail de terrain enprofondeur ».
Désormais en congé de l’UMP pour protester contre le « parachutage » de Marc Florin, Jean-Luc Delommez n’en reste pas moins un fidèle de la politique du président Sarkozy : « Comme pour la France, il faut faire sortir Wattrelos de l’immobilisme, remettre la ville en marche ». Le diagnostic des chefs de file d’Union pour Wattrelos est sans appel : tous les ennuis des Wattrelosiens depuis six ans sur les sujets qui fâchent (emploi, pouvoir d’achat, sécurité…) sont à mettre au passif du maire. « Qu’a-t-il fait pour nos concitoyens à part toujours dénigrer les mesures prises par le gouvernement ?, s’interroge Jean-François Buyck. Dominique Baert ne fait que commenter et se lamenter des décisions nationales. Nous lui répondrons sur le terrain local, là où nos électeurs nous attendent ».
Pour y parvenir, les membres d’Union pour Wattrelos ont décidé de jouer l’apolitisme (l’arrivée d’une liste UMP les a un peu aidés dans ce sens) même si leur groupe est composé essentiellement de personnalités de droite et du centre. Ils ont également tracé les grandes lignes d’un programme axé sur quatre priorités : économie et emploi ; environnement ; sécurité ; démocratie. Parmi les mesures proposées, notons la « création d’une cellule municipale chasseuse d’entreprises et d’emplois ; la nomination d’un maire-adjoint en charge du développement économique ; le renforcement de la police municipale ; la mise en place de la télésurveillance ; la présence permanente d’un juge de proximité ; la création d’espaces verts et d’aires de jeux sécurisés dans les quartiers ; l’intensification de la surveillance contre les dépôts sauvages d’ordures ; la mise en place d’un correspondant élu dans chaque quartier ; la création d’une séance de questions aux élus lors des conseils municipaux… » À en croire Jean-Luc Delommez, la liste d’Union pour Wattrelos sera composée à la mi-janvier. « Ensuite, nous pourrons aller à la rencontre des Wattrelosiens et expliquer comment on pense pouvoir faire changer les choses à Wattrelos, obtenir de véritables créations d’emplois pour les habitants et pas seulement des transferts, faire entendre notre voix à la communauté urbaine… » Les dix-neuf voix d’avance de Nicolas Sarkozy sur son adversaire socialiste au second tour de la présidentielle à Wattrelos résonnent comme la promesse de jours meilleurs aux oreilles de Jean-Luc Delommez… Même s’il faut bien reconnaître qu’à Wattrelos, le charme de Dominique Baert opère en général bien plus efficacement que celui de Ségolène Royal. •
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20 Minutes Lille - 18 décembre 2007

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La Voix du Nord - Edition de Lille - mardi 18 décembre 2007
POLITIQUE
Thierry Pauchet et le Nouveau Centre avec Sébastien Huyghe pour les municipales

Thierry Pauchet (Nouveau Centre, ex-MoDem) et Sébastien Huyghe (UMP) en ont fait l’annonce officielle hier : le premier rejoint – et avec lui le Nouveau Centre – le second pour les municipales. Dans l’accord passé, Thierry Pauchet pourrait être le candidat unique Nouveau Centre-UMP dans le canton de Lille-Centre.
Finalement, ce rapprochement n’est pas une surprise. En 1995, Thierry Pauchet et Sébastien Huyghe étaient colistiers. C’était derrière Alex Türk. Des élections municipales déjà. Alors, qu’on les retrouve ensemble aujourd’hui… En revanche, ce qui étonne, c’est d’imaginer que Thierry Pauchet et Christian Decocq (UMP) puissent à nouveau faire cause commune. Le second, battu dans la 3e circonscription par Alain Cacheux (PS), n’a jamais digéré l’attitude du MoDem et plus précisément de son candidat, Thierry Pauchet. C’est celui-ci qui déclarait : « Le clivage droite-gauche est dépassé… » C’est encore lui qui, entre les deux tours, ne donnait aucune consigne de vote. Alors que par le passé, il appelait toujours à se prononcer pour le candidat de droite… Christian Decocq n’a toujours pas digéré.
Impossible rapprochement
Thierry Pauchet, après quelques mois passés au MoDem, revient donc dans une structure qui lui convient mieux : le Nouveau Centre. Avec de nouvelles ambitions. « Je conserve de l’estime pour François Bayrou mais je ne suis plus d’accord avec lui », éclaire Thierry Pauchet. En revanche, il est très en phase avec l’action du gouvernement. « On a martelé que la France avait besoin de réformes. Aujourd’hui, je constate que le gouvernement met en application une partie de ce qui était nos exigences… » Puis, au plan local, ce qui se dessine ne l’enchante guère. « J’ai toujours été favorable à une liste centriste autonome… Pour mieux se retrouver au second tour. » Entendez avec la droite. Et surtout pas avec la gauche lilloise où « le parti communiste a encore du poids ».
Sébastien Huyghe enregistre donc l’arrivée sur sa liste de Thierry Pauchet et du Nouveau Centre. Non sans contrepartie. Thierry Pauchet sera très vraisemblablement le candidat Nouveau Centre-UMP dans le canton de Lille-Centre. « Le comité départemental de l’UMP souhaitait que je m’y présente car Alex Türk (Union pour le Nord) est prêt à laisser la place à la condition qu’on y mette un candidat du renouveau, explique Sébastien Huyghe. Je n’y étais pas favorable. C’est pourquoi l’hypothèse Thierry Pauchet est intéressante. » Mais pour l’heure, rien n’est fait.
Reste désormais à savoir quelle portée aura ce rapprochement. Jacques Richir (MoDem), d’après Thierry Pauchet, a compris sa décision. Christian Decocq, selon Sébastien Huyghe, a compris la sienne, « même s’il ne saute pas de joie ». C’est la loi du pragmatisme politique, il faut parfois s’asseoir sur son amour-propre. « C’est de toute façon dans l’intérêt des Lillois que Sébastien Huyghe et Thierry Pauchet se retrouvent », tranche Philippe Duez, chef de file lillois du Nouveau Centre. Et uniquement des Lillois. •
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La Voix du Nord - Edition de Marcq - mardi 18 décembre 2007
Croix - Bernard Six présente sa liste qui serait soutenue par l’UMP
Ils sont 33. Quinze dames et demoiselles et dix-huit messieurs, pour l’instant. Bernard Six a présenté sa liste pour les municipales, samedi matin, en présence du député-maire de Hem, Francis Vercamer, venu en ami et avec une bonne nouvelle…
En effet, selon Francis Vercamer, c’est officiel : « Bernard Six aura le soutien de l’UMP pour les élections de mars prochain. » Cela met fin à la question qui trottait dans toutes les têtes depuis que Jean-Louis Dionnet, UMP et ex-élu croisien, avait annoncé qu’il mènerait une liste d’ouverture. « Les instances départementales de l’UMP avaient des exigences, a expliqué le maire de Croix. Ils souhaitaient être représentés à hauteur de 40 %, y compris au niveau de l’exécutif, et voulaient que nous accueillions Régis Cauche sur notre liste.» Ce Régis Cauche est un inconnu dont on parle beaucoup… Membre de l’UMP, il a rencontré Bernard Six en septembre et lui avait annoncé qu’il était possible qu’il rejoigne une autre tête de liste, c’est-à-dire Jean-Louis Dionnet. Personne ne l’a rencontré depuis le mois d’octobre mais… il figure sur la liste du maire sortant. L’UMP en a sûrement décidé ainsi.
Samedi après-midi, M. Dionnet nous déclarait n’être au courant de rien… « Nous sommes toujours en attente de la confirmation de notre investiture. La décision ne sera prise que le 22 décembre ! Quant à M. Cauche, il n’est pas au courant, je vais le prévenir car il n’est pas dans la région en ce moment… » Jean-Louis Dionnet conteste donc les propos tenus par Francis Vercamer, précisant que s’il y avait une réponse officielle, c’est à l’UMP, Christiane Becquart, responsable de la circonscription, qu’il appartiendrait de le faire savoir.
Soutien ou pas, sur la liste de Bernard Six il manque un ou deux noms. « J’attends la réponse de deux femmes. Quant à l’ordre, il ne faut y voir aucune indication. J’ai simplement mis les femmes d’un côté, les hommes de l’autre et les membres sortants en tête ! Pour l’instant, rien n’est encore totalement arrêté. C’est une liste qui est représentative de la population et qui saura être à l’écoute des attentes croisiennes. La parité est respectée, mais c’est une obligation, et on y trouve des personnes très compétentes, chacune dans son domaine. D’autre part, tous les quartiers de la commune sont représentés. C’est une liste d’union et d’ouverture, comme cela a toujours été le cas depuis 25 ans. » Dans cette liste on trouvera donc 40 % d’UMP, 30 % de centristes (Nouveau Centre et MoDem) et 30 % de non cartés, mais de sensibilité proche de la majorité municipale. Sur les 33 personnes dont le nom est connu, 22 sont des nouveaux arrivants, ce qui correspond à 66 % de renouvellement. La benjamine, Aurélie Brocart, étudiante, a 21 ans. Quant au doyen… non, cela ne se dit pas !
Des groupes de travail ont été formés, qui planchent depuis 15 jours sur l’élaboration du programme. Ils sont au nombre de quatre pour différents axes : vie de la commune, cadre de vie, services à la population et animations. Alors, on attend… •
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La Voix du Nord - Edition de Tourcoing - mardi 18 décembre 2007
Tourcoing - Christian Vanneste reçoit le soutien du Nouveau Centre
Vendredi dernier, Francis Vercamer, député-maire d’Hem et délégué départemental du Nouveau Centre, était à Tourcoing pour apporter à Christian Vanneste le soutien de son mouvement dans la course à la mairie.
Francis Vercamer qui, le soir-même, allait être élu président de la Fédération du Nord du Nouveau Centre, était accompagné du Mouvallois Christian Mauconduit, de Daniel Thiertant, responsable tourquennois du Nouveau Centre, et de Gaston Bastard, qui fut adjoint au maire de Tourcoing, du temps de René Lecocq.
« Ma présence ici est triplement symbolique, a déclaré le député-maire de Hem. « Le premier symbole est celui du rassemblement de l’UMP et du Nouveau Centre, dans le combat que nous menons pour redresser la France ». Le deuxième symbole a trait à la Communauté urbaine de Lille, pour laquelle les élus de droite se sont lancés dans « une stratégie de reconquête » qui lui impose de prendre la mairie de Tourcoing. Le troisième symbole est précisément celui du « redressement de Tourcoing ». Francis Vercamer reprend ici l’image chère à Christian Vanneste de la belle endormie qu’il s’agit de réveiller au niveau économique. « Un Tourcoing fort, c’est une métropole forte », a conclu le député-maire de Hem.
Quant au Nouveau Centre à Tourcoing, il est dans sa période fondatrice : « Ici, une équipe est en train de se créer et d’apporter tout son soutien à Christian Vanneste dans sa volonté de conquête du beffroi de Tourcoing », a lancé le responsable départemental du mouvement centriste. Quant à évaluer les forces du Nouveau Centre, le candidat UMP aux municipales ne l’a pas souhaité : « Je ne suis pas pour les dosages, a-t-il déclaré. Il y aura, sur la liste, des membres de l’UMP, du Nouveau Centre et des membres de rien du tout, de bons conseillers et de bons adjoints qui sachent fonctionner dans le cadre d’un projet commun. » Deux candidats Nouveau Centre devraient figurer sur la liste conduite par Christian Vanneste. « On n’est pas gourmand, on démarre », commente Daniel Thiertant.
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La Voix du Nord - Edition de Valenciennes - vendredi 23 novembre 2007
CONDÉ-SUR-L’ESCAUT
Franck Vézilier : réactions des deux côtés de l’échiquier
Le rapprochement opéré par Tino Populin et Franck Vézilier (notre édition du 15 novembre), membres de l’opposition municipale et du MoDem pour le premier, de la majorité et du Nouveau Centre pour le second, a valu des réactions diverses à leurs auteurs. Au second en particulier.
Franck Vézilier n’assistait pas au conseil municipal de Condé, mardi soir. Il n’était pas en grève, mais la subissait. Il n’est pas non plus en grève de la majorité, en dépit de la réception faite par ce groupe à sa prise de position exprimée dans notre journal. Un « coup de pied dans la fourmilière » qui a visiblement atteint son but. Le jeune élu s’est retrouvé sur le grill lors de la réunion du groupe majoritaire, préparatoire à ce conseil. « Chahuté », il relativise néanmoins : « J’ai eu, confesse-t-il, les deux types de réaction. Ma démarche dérange visiblement certains, qui ont des ambitions personnelles. Mais j’ai aussi reçu le soutien d’autres élus, considérant que je fais ce que je dois faire et que ça fait avancer les choses. Quoi qu’il en soit, je demeurerai inflexible : je ne verserai pas dans les querelles de personnes. » Mais c’est surtout en dehors du conseil que « l’article a fait bouger les choses », ce que visait l’intéressé : « J’ai bien reçu une cinquantaine de coups de fil, très globalement positifs. Et le blog que j’ai créé depuis (1) a reçu entre cent et cent cinquante visites sur les deux premiers jours. » Chef de file de l’Union pour Condé-Macou, Pierre André n’a pas manqué de réagir à l’initiative prise conjointement avec un de ses proches : « Je me réjouis de la démarche initiée par Tino (Populin) et Franck Vézilier, puisqu’elle s’inscrit dans la logique de la réflexion menée par notre équipe depuis de nombreux mois. Je m’explique : notre priorité est, et restera, Condé ; nos cinq conseillers municipaux se sont impliqués aux côtés des habitants des quartiers pour bâtir un projet qui leur corresponde ; (…) notre projet sera articulé autour de valeurs humanistes, il veut rendre à la ville de Condé sa prospérité en la replaçant dans la dynamique de l’agglo et prendre en compte le caractère transfrontalier de notre commune pour en faire un atout dans son développement. » « Dans cet esprit, conclut le leader de l’opposition, nous sommes prêts à dialoguer et travailler avec toutes les personnes de bonne volonté qui viendront, comme Franck Vézilier, apporter leur contribution dans la mise en place de projets originaux et précieux pour la ville. » • B. D.
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Métro Lille - 22 novembre 2007

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20 minutes Lille - 21 Novembre 2007

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La Voix du Nord - Edition de Lille Métropole - mardi 20 novembre 2007
Le Nouveau Centre en construction et en négociation à Lille
Le Nouveau Centre a fait le point sur ses forces à Lille et présenté son chef de file, Philippe Duez. Tandis que les négociations se poursuivent avec l’UMP, le doute ne se dissipe pas sur une candidature de Valérie Létard à Lille.
On a beau répété la question, la réponse est invariable : il faut attendre. « Valérie Létard réfléchit. Sa mission ministérielle l’engage et elle ne fait rien à mi-temps », explique Philippe Duez, proclamé « chef de file provisoire » du Nouveau Centre à Lille. Hier, lors d’une conférence de presse, ni Philippe Duez ni Francis Vercamer, député-maire de Hem, n’ont mis aux oubliettes une candidature éventuelle de la secrétaire d’État chargée de la Solidarité. « Nicolas Sarkozy la pousse à se présenter », suggère-t-on en coulisse. À Lille ou à Valenciennes, où elle est très implantée ? « Rien ne sera annoncé avant janvier », avance Francis Vercamer officiellement. Sauf qu’on imagine mal, à Lille, le Nouveau Centre en indépendant. Et une union avec l’UMP pour une liste commune, impliquerait que Sébastien Huyghe, le candidat UMP, accepte une place de n° 2. Impensable ? « Il n’y a aucun déshonneur à se désister », considère Philippe Duez, le plus sérieusement du monde.
Des exigences
Les négociations ont, en tout cas, commencé à Lille, avec deux exigences : « Avoir une place dans l’exécutif et un groupe à la communauté urbaine, estime Francis Vercamer. Sinon, seul le centre-gauche, le MoDem, s’exprimera. » Le MoDem avec lequel tout lien n’est pas coupé. « Je rencontre Jacques Richir (le candidat MoDem lillois) de temps en temps. Je ne comprends pas qu’il parte avec le PS (dans les faits, aucun accord n’a été passé, officiellement tout du moins). C’est une dérive. On regarde pour les recentrer.» En regardant vers la droite, le Nouveau Centre juge qu’il reste aussi du travail. L’alliance avec l’UMP n’a pas tari les malentendus. Francis Vercamer le rappelle : « L’UMP n’a pas encore compris l’intérêt du Nouveau Centre en France, celle d’avoir pris la place du centre-droit laissée vacante par la disparition de l’UDF. » Et le député-maire de s’interroger : « Est-on partenaire, alibi ou faire-valoir ? Si nous sommes partenaires, pourquoi lancer une liste UMP face au maire Nouveau Centre sortant de Croix ? » « Nous ne sommes pas les béni-oui-oui du gouvernement (…), ajoute le député-maire. Nous avons un rôle de vigilance à la fois sociale et financière. » En attendant les nécessaires clarifications, le Nouveau Centre, tout comme le MoDem d’ailleurs, va se doter, le mois prochain, d’instances propres à rassembler ses 180 cotisants dans le département (ils ne sont, de l’avis de Philippe Duez, qu’une cinquantaine d’adhérents et de sympathisants, à Lille). Le 14 décembre, la fédération du Nord sera créée, suivie, deux jours plus tard, par une convention nationale qui annoncera officiellement le nom des chefs de file (et non des têtes de liste) dans les villes de plus de 30 000 habitants et les candidats aux cantonales. En avril, le Nouveau Centre veut être prêt à élire un président national du parti. •
Les militants du Nouveau Centre se réunissent pour la première fois à la brasserie La Cloche, à Lille, vendredi 30 novembre, à 19 h.
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La Voix du Nord - Edition de Roubaix - Dimanche 18 novembre 2007
Croix : l’UMP décidée à passer en force !
Bernard Six, maire UDF de Croix, avait cru que son ralliement peu glorieux à Nicolas Sarkozy entre les deux tours des présidentielles suffirait à lui enlever l’épine UMP du pied en prévision des municipales… Mauvaise pioche ! Les UMP croisiens, le docteur Dionnet en tête, ont une tout autre lecture de la situation : « Marc-Philippe Daubresse, responsable UMP pour les municipales dans la métropole avait demandé que je rencontre avec mon équipe majoritairement UMP, M. Six pour construire une liste d’Union, comme cela a toujours été le cas depuis le premier mandat de Francis Debeunne. Nous avons répondu positivement et lors d’une réunion avec M. Six, nous avons présenté des propositions mesurées. Nous étions même prêts à laisser la tête de liste à M. Six ! Une autre réunion était prévue ce vendredi 16 novembre. Or, quelle fut notre grande déception d’apprendre la veille que M. Six annulait le rendez-vous sans explications ».
Il n’en fallait pas plus pour que l’UMP déclare la fin des négociations… Ce que s’est chargée de faire Christiane Becquart, déléguée du parti pour la 8e circonscription : « Les résultats de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles dans la ville de Croix montrent la légitimité d’une candidature de l’UMP pour mener une liste d’union aux municipales de mars 2008. C’est en outre la demande exprimée par les militants et sympathisants. Néanmoins, un accord naturel a été recherché avec Bernard Six du Nouveau Centre. L’attente se prolongeant inutilement, l’UMP de Croix a pris la décision de se lancer dans la campagne avec sa propre liste, tout en restant bien évidemment ouverte à toute évolution dans l’intérêt de la ville de Croix ».
C’est ce qui s’appelle lancer le sprint de loin…
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La Voix du Nord - Edition de Marcq-en-Baroeul - dimanche 18 novembre 2007
Le Nouveau Centre souhaite un accord avec l’UMP pour les municipales

D’abord sympathisant, il avait pris sa carte de l’UDF en janvier 2004. Aux législatives, il était candidat au poste de député suppléant, au côté d’Anne Collot, sous l’étiquette UDF-MoDém. Au soir du premier tour, il décidait de rejoindre le Nouveau Centre, ce qu’il fit au lendemain du second tour. Rencontre avec Éric Dutrieux, qui a fait part à l’UMP Bernard Gérard de son souhait de figurer sur la liste du maire sortant pour les municipales.
Originaire de Lille, âgé de 47 ans, père d’un fils, Éric Dutrieux est chargé de mission (gestion administrative) au conseil régional. Lors de la présidentielle, il n’avait pas compris la position de François Bayrou, qu’il analyse comme un glissement vers le centre gauche et sur laquelle il se montre très critique : « On aurait peut-être aujourd’hui plus de ministres, plus de poids pour faire passer nos idées, pour réformer. » Pourquoi, dès lors, avoir fait campagne avec Anne Collot : « On ne peut pas regarder passer les trains, il faut agir. j’ai tenu mes engagements. » À quatre mois des municipales, il a rencontré Bernard Gérard, maire UMP dont on sait qu’il prépare actuellement la liste qu’il conduira en mars. Éric Dutrieux aimerait voir le Nouveau Centre y figurer : « Il ne m’a dit ni oui ni non, et aussi qu’il est approché par beaucoup de gens. » Cela étant, il n’y aura de toute façon pas de liste Nouveau Centre, précise notre interlocuteur : « Il faut trente-neuf personnes… Mais on peut travailler en collaboration, se compléter sur nos idées. » De fait, dans le Nord, son parti rassemble dans les cent cinquante à deux cents adhérents, selon les chiffres qu’il avance : « Ces élections arrivent trop tôt pour nous, nous n’avons pas eu et nous n’aurons pas le temps de nous structurer. Et puis, à Marcq, sur le bilan du maire, on n’a rien à redire : Agenda 21 bien mené, travail remarquable dans les quartiers, grandes réalisations. » Côté enjeux du prochain mandat, Éric Dutrieux cite en particulier « l’aménagement du nouveau quartier qui va sortir de terre au Pavé stratégique, l’insertion des jeunes et des Rmistes, le réseau des transports publics », ainsi que des rencontres avec la population sur des thèmes précis, comme cela s’est fait pour l’Agenda 21. Et les cantonales dans tout cela ? le Marcquois affirme qu’il soutiendra le conseiller général sortant, UMP Jean-René Lecerf. •
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La Voix du Nord - 16 novembre 2007

Santes - Philippe Barret, au gré de la passion…
À l’approche de cette fin de mandat, Philippe Barret pose son regard sur le chemin parcouru. Avec de nouveaux projets en tête.
Dans ce mandat, quel a été votre plus beau moment et le plus délicat ?
« Les plus beaux moments, c’est lorsque je rencontre les gens. C’est un plaisir que je vis intimement. Et qui retentit d’autant plus lorsque, comme tout le monde, je peux avoir des soucis. Je suis très fier de l’évolution de la salle d’Agora et du parc de la Deûle qui accueillera le futur centre d’interprétation faune-flore. En 15 ans, Agora est devenu un lieu incontournable de diffusion culturelle alors qu’initialement, cette salle avait été construite pour remplacer la salle municipale. Aujourd’hui, elle accueille 40 000 personnes par an. Mes regrets sont liés à un défaut que je me reconnais : l’impatience. Je regrette de ne pas avoir fait plus, notamment en matière d’équipements sportifs. »
Comment arrivez-vous, à 59 ans, à concilier votre vie professionnelle de pharmacien et votre fonction de maire ?
« Si on s’engage, on se doit d’assumer. Lorsque j’ai été élu, j’ai embauché du personnel à la pharmacie, à Villeneuve-d’Ascq. Pour toutes les réunions qui ont lieu le soir, je prends sur ma vie privée. Être maire, c’est passionnant. Je crois que c’est la fonction la plus passionnante, d’ailleurs. Nous sommes au coeur des choses. En tant qu’élu local, nous sommes toujours dans le concret. Constamment au contact de la population. Je m’arrêterai lorsqu’il me sera impossible de tout gérer. »
L’heure est-elle venue ?
« Non, je compte bien me représenter en mars car il y a encore beaucoup de choses à faire. Le projet de l’agrandissement de l’école Matisse est parti. La cantine est devenue trop juste. Aujourd’hui, le nombre d’enfants à la cantine a augmenté de 52 %, 30 % à l’école. Le coût de ces travaux est estimé à 650 000 E hors taxes. Tant que la passion est là… » •
Le bilan des maires - Philippe Barret, à Santes : « Faire de la politique, c’est faire des choix »
À quelques mois des élections municipales (9 et 16 mars 2008), « La Voix du Nord » va à la rencontre des maires pour dresser le bilan de leur mandat. Aujourd’hui, rencontre avec Philippe Barret, maire de Santes.
Pourquoi n’avez-vous pas atteint la quasi-totalité des objectifs annoncés ?
« Nous avons dû faire face à quelques imprévus dont le centre multi-accueil. La Caisse d’allocations familiales (CAF) nous avait lancé un cri d’alarme. Nous avons anticipé les besoins de la population avec l’arrivée du nouveau lotissement. Avec cette réalisation d’un million d’euros, nous n’avons pas pu consacrer ce budget à autre chose. »
Qu’est-ce qui n’a pas été réalisé ?
« Nous avions annoncé la création d’un terrain synthétique qui n’a pas vu le jour mais, en même temps, le foot dispose d’un nouvel éclairage. Le million d’euros de la crèche aurait permis l’installation de deux terrains synthétiques. Faire de la politique, c’est faire des choix. Et on les assume. Nous avons, avant tout, souhaité rendre service aux habitants. »
Concernant ce centre multi-accueil de 20 places, pensez-vous avoir suffisamment anticipé l’évolution de la population ?
« Le taux d’occupation de cette crèche tourne, aujourd’hui, autour de 80 % et il y a une liste d’attente. C’est la CAF qui a fixé le nombre de places. Mais je ne connais pas beaucoup de communes de 5 000 habitants qui disposent d’une crèche municipale. »
Sur trois millions d’euros d’investissement, quels ont été les grands chantiers de ce mandat ?
« Nous en avons eu plusieurs : l’aménagement du centre des arts et loisirs (1 M E), le centre multi-accueil, l’agrandissement du cimetière (300 000 E)… Et depuis septembre, nous rénovons l’église (650 000 E). »
Votre dernier lotissement propose de la mixité sociale mais vous n’atteignez toujours pas les 20 % de logements sociaux, comment l’expliquez-vous ?
« C’est vrai que Santes a, aujourd’hui, 5 % de logements sociaux. Nous avons atteint autrefois les 20 % car dans les années 70, Santes avait construit 232 logements sous forme de « locataire attributaire ». Au bout de 25 ans, au dernier loyer payé, les habitants sont devenus propriétaires. Pour chaque nouveau programme, nous fixons 20 % de logements sociaux. Pour vraiment rattraper ce retard, il faudrait prendre sur la ceinture verte… C’est impossible. »
Il vous est reproché de ne pas disposer d’un budget de fonctionnement à la hauteur des investissements…
« Le budget de fonctionnement est alimenté par les impôts des gens. Donc, j’accepte volontiers cette critique car nous avons fait le choix de ne pas augmenter les impôts. Entre 2002 et 2007, le taux de la taxe d’habitation a augmenté de 4,45 % alors que l’inflation a pris 9 %. En n’augmentant pas les impôts, c’est notre manière à nous de préserver le pouvoir d’achat de nos habitants. Il est vrai que nous avons favorisé l’investissement par rapport au fonctionnement car en 15 ans, nous avons investi plus de 10 M E. Notre masse salariale représente 55 % du personnel. Il faudrait encore embaucher mais notre devoir est de favoriser l’avenir. » •
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La Voix du Nord - Edition de Valenciennes - 15 novembre 2007
Franck Vézilier-Tino Populin : la réunion de deux centristes au-delà des clivages
L’un est dans la majorité municipale, l’autre dans l’opposition. L’un a rejoint le Nouveau Centre, l’autre a adhéré au MoDem. Franck Vézilier et Tino Populin ont choisi de se rapprocher et de faire cause commune en vue des prochaines municipales. Leur cause ? Condé, tout simplement.
Ils se sont vus au meeting de François Bayrou à Lille, pendant la campagne présidentielle. Ont fait le constat de leurs convergences, sur de nombreux points. Sur l’amour de leur ville, en particulier. Pour autant, les élections passées, leurs chemins ont divergé. Politiquement. Franck Vézilier, qui avait adhéré à l’UDF fin 2003, choisit le Nouveau Centre. Par fidélité à Valérie Létard. « Je partage toujours les idées de François Bayrou, mais pas toutes les orientations. J’ai désapprouvé ses prises de position d’entre les deux tours. Il aurait dû laisser ses électeurs libres. Je considère qu’il faut laisser sa chance au gouvernement actuel. Le Nouveau Centre, dans sa dénomination de parti social libéral européen, me correspond tout à fait. » Sans parti jusque-là, Tino Populin a fait, lui, le choix inverse : « Ce qui me plaît dans la démarche du MoDem, c’est le rassemblement de personnes venues d’horizons différents. J’ai toujours voulu échapper aux partis et je suis partisan de passer outre les clivages pour travailler en équipe. »
L’amour de leur ville
Tino Populin considère que c’est la voie à suivre pour Condé. Condé : au-delà des idées humanistes qu’ils partagent, c’est bien l’amour de leur ville qui les a réunis. Tino Populin, 57 ans, professeur d’EPS, et Franck Vézilier, 34 ans, ingénieur projet, se défendent « de toute ambition personnelle ». Franck Vézilier, qui a dit oui en 2001 à la proposition de Daniel Bois, son ancien instituteur, et affirme avoir beaucoup appris comme conseiller municipal délégué, a cependant évolué dans son approche : « Le maire doit être un chef d’entreprise, et ne plus gérer au jour le jour. Condé doit sortir de sa torpeur actuelle avec un projet ambitieux correspondant à son statut de chef-lieu de canton. » « Assez du décalage entre le discours et une réalité qui ne lui correspond pas, relaie Tino Populin. Il n’y a pas qu’une alternative à Condé. Je veux croire possible une alliance de compétences. Le moment venu, nous nous déclarerons en faveur de ce qui nous semblera le meilleur projet. Un projet qui devra se déterminer par rapport à Valenciennes Métropole, par rapport au transfrontalier, l’une et l’autre incontournables. »
« Condé ne peut plus attendre »
Pour l’heure, ils n’ont rien vu venir, et le déplorent. D’où ce « coup de pied dans la fourmilière », pour « faire bouger les lignes ». Franck Vézilier, qui veut plus de mixité sociale dans sa ville et voit l’avenir économique de celle-ci dans les énergies renouvelables, a décidé de créer un cercle de réflexion : Condé vivacité. L’idée étant bien d’élargir ce cercle. « Nous ne voulons plus de querelles de personnes dont Condé a trop souffert, assènent-ils tous deux. La ville ne peut plus attendre. » •
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Le bilan des maires - Croix
Bernard Six : « Sans investissements, un bilan est forcément modeste… »

Il y a deux ans, avant qu’il ne cède sa place à son poulain Bernard Six, Michel Carnois disait clairement qu’il y avait eu de gros investissements et qu’il faudrait se serrer la ceinture pendant quelques années.
Alors aujourd’hui, à l’heure du bilan, Bernard Six est un peu « juste »…
« C’est difficile par rapport à un mandat complet. J’ai pris le train en marche. Pendant les 5 premières années, on avait déjà fait beaucoup de choses, notamment pour la petite enfance, et ces grosses réalisations ont rendu le budget obéré. Il s’ensuit des investissements très modestes. Actuellement, nous sommes en train de réaliser la relocalisation des services de la mairie et nous avons pris beaucoup de retard à cause d’appels d’offres infructueux. J’espère que nous pourrons faire l’inauguration au premier semestre 2008. Certains pensent que nous avons dépensé trop d’argent. Je dis que cela est justifié parce que la finalité est d’avoir quelque chose de plus pratique, de plus confortable, à la fois pour le personnel et pour le public à qui nous rendrons un meilleur service. Quoi qu’il en soit, lorsque j’ai pris les rênes, je savais qu’il fallait désendetter la ville… surtout pour les contribuables. Je n’ai pas fait preuve de tiédeur dans mes décisions, mais de raison en n’ajoutant pas de nouveaux emprunts d’une part, et en renégociant les taux d’autre part. »
Alors, de ces deux années, Bernard Six a tiré d’autres leçons. « Entre être adjoint et être maire, il y a un fossé ! La population préfère avoir recours au maire qui lui… a recours à ses adjoints ! Il faut donc savoir s’adapter à toutes les situations, à toutes les circonstances du quotidien. On se trouve en tant que maire devant des responsabilités très importantes, comme la signature des marchés par exemple. Beaucoup de maires ne repartiront pas justement parce que leur fonction les expose de plus en plus. Parfois, la responsabilité des maires est mise en cause dans des domaines assez curieux. Je pense à l’histoire récente d’une jeune fille qui s’est arraché un doigt en escaladant la grille d’un parc leersois, par exemple… Quoi qu’il en soit, en deux années, j’ai appris énormément. Et en ce qui concerne les contacts humains, c’est très enrichissant. »
Bernard Six rêve donc d’avoir un budget pour mener ses projets à bien. Oui, mais lesquels ? « Il va nous falloir travailler sur un programme. Nous avons des pistes pour l’instant, sur Saint Pierre et la rénovation de l’habitat, sur une opération au complexe sportif de Beaumont. » Rien de très nouveau et il y a encore du pain sur la planche avant l’échéance du mois de mars 2008.
En ce qui concerne la liste de Bernard Six, il y aurait quatorze élus minimum qui ne repartiraient pas. « Il y aura donc entre 50% et 2/3 de renouvellement. On en parlera plus précisément sous peu. Mais ce sera une liste intéressante, avec un mélange d’anciens et de nouveaux, de jeunes et de moins jeunes, une bonne répartition au niveau des quartiers. Sauf sur la Mackellerie où il n’y a guère d’échos. Ce qui sera nouveau, c’est la parité… Michel Carnois avait voulu déjà la respecter lors du dernier mandat, à tel point qu’il y a 7 femmes sur les dix adjoints ! Maintenant, la loi apparemment exige la parité exacte : un homme, une femme… Marie-Annick Leleu quitte le conseil, il me reste donc six femmes. Il y en aura une de trop. Cela ne va pas être facile… »
Alors, Bernard Six est il confiant pour le scrutin de mars ? « Je pars confiant. Je ne suis pas sur un petit nuage, mais disons que je suis serein… » •
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La Voix du Nord - Edition de Macrq-en-Baroeul - 26 octobre 2007
MOUVAUX
Le Nouveau Centre se retrouve derrière la candidature de Michel Brion
L’UDF mouvalloise a vécu en tant que formation politique. À côté du Modem entraîné par Anne Collot, adjointe au maire, se retrouve maintenant le Nouveau Centre, à l’initiative de Christian Mauconduit, un autre adjoint. Si leurs vues ont divergé sur l’attitude à adopter entre les deux tours de la présidentielle, ce ne sera pas le cas pour les municipales. Le Nouveau Centre a décidé de rallier la candidature de Michel Brion.
Soyons assez clairs, il y a les lignes politiques et les relations humaines. Pour une élection municipale, ces dernières sont primordiales, surtout dans une commune relativement petite. Mouvaux n’échappe pas à la règle. Résolument sarkozistes sur le plan national, les trois représentants du Nouveau Centre, Christian Mauconduit, Jean-Pierre Devlieghere (qui ne brigue pas une place éligible) et Jean-Guy Bernard ne se retrouvent plus derrière le maire, ni son adjoint aux finances et encore moins Dominique Hémery, pour qui ils n’apporteraient leur soutien en aucune manière. Les rancunes sont tenaces et les fractures plus que profondes. Et si Michel Brion n’obtenait pas le label UMP ? « Nous ne sommes pas suspendus à cette investiture ! », répondent-ils en coeur. Pour eux, Michel Brion est le candidat qui ressemble le plus au profil de maire qu’ils aimeraient pour Mouvaux.
Ils sont cependant toujours dans le groupe associatif Union pour Mouvaux. « Sur la commune nous avons toujours soutenu les listes de droite », rappelle Christian Mauconduit.Ils imaginent qu’en fait, il n’y aura que deux listes de droite au final, comme en 2001. « On aime bien l’aspect social dans des actions municipales, aider les gens. On veut placer l’homme au premier plan et aussi l’environnement. Mouvaux est verte, c’est vrai, mais il n’y a pas d’autres couleurs, ça manque de fleurs. » Le Nouveau Centre et sa section locale n’existeront officiellement qu’à la fin de l’année, à l’issue de leur premier congrès national. •
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Nord Eclair - Edition de Lille - 24 octobre 2007
Marcq-en-Baroeul
Eric Dutrieux choisit le Nouveau Centre
En juin dernier, les centristes Anne Collot, adjointe à l’Éducation à Mouvaux, et le Marcquois Éric Dutrieux avaient fait équipe lors des élections législatives. Un tandem qui n’a pas survécu à l’échec des législatives et ne se reformera probablement plus. La mouvalloise a choisi de rester fidèle à François Bayrou et son Modem, tandis que son suppléant s’est, lui, dirigé vers les “dissidents” centristes du Nouveau Centre. Eric Dutrieux a par ailleurs annoncé qu’il soutiendrait le candidat UMP Jean-René Lecerf lors des cantonales sur le secteur de Marcq/Bondues. Leurs chemins se séparent, comme on dit …
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La Voix du Nord - Edition Val de Marque - mardi 9 octobre 2007
WATTRELOS
Forte du score de Sarkozy en mai, l’Union pour Wattrelos fourbit ses armes
Ça n’étonnera personne : les deux conseillers municipaux d’opposition Jean-Luc Delommez (UMP) et Jean-François Buyck (Nouveau centre) se posent en ticket challenger pour les prochaines élections municipales. Au stade embryonnaire, l’Union pour Wattrelos veut cette fois partir à point pour éviter de courir.
Octobre, à plus de cinq mois des élections municipales, Jean-Luc Delommez annonce la couleur : « Il n’y aura qu’une liste de droite et du centre à Wattrelos ». La rigueur est désormais affichée dans un camp dont les membres jugent eux-mêmes s’être lancés trop peu, trop mal, trop tard, dans la bataille de 2001. Cette fois, en ordre rangé, l’Union pour Wattrelos veut justifier son nom.
Les inséparables Jean-Luc Delommez (UMP) et Jean-François Buyck (Nouveau centre) ont donc tenu conférence de presse commune pour affirmer leurs ambitions. Celles-ci sont directement inspirées du score inattendu de Nicolas Sarkozy à la présidentielle dans ce fief socialiste (19 voix d’avance). Pour Jean-François Buyck, « après les bons scores de Bayrou et Sarkozy au premier tour, là il s’est passé quelque chose ». Les deux hommes sont entourés d’un noyau dur, composé de ceux qui compteront sans doute dans la liste en préparation. Ils ont aussi le soutien d’un certain Francis Vercamer. Le député maire de Hem, apporte au duo « la caution du Nouveau centre, comme le fera l’UMP et aussi le MoDem, j’espère (…) Je constate que ce groupe a décidé de partir uni, et ça me paraît une excellente idée. L’important est d’additionner les talents et pas de diviser. Ils ont une vision de Wattrelos, et si on veut combattre la déshérence, il faut que les gens se raccrochent d’abord à un projet. » En attendant de pouvoir présenter ce projet encore en chantier, le duo débute sa campagne en attaquant le bilan du maire Dominique Baert…
Pour J.-L. Delommez : « Wattrelos a été, durant la dernière mandature, la grande perdante de l’aide qu’on aurait pu obtenir de la communauté urbaine (…) L’économie reste en panne sur Wattrelos (…) Si Beaulieu est en pleine rénovation urbaine, c’est grâce à un gouvernement de droite, alors que Dominique Baert tente de se l’approprier (…) Il faut changer le système, revenir à une démocratie (…) L’antenne sud, les jours de pluie, c’est une vraie patinoire. À quand son doublement et des axes réellement pénétrants pour désenclaver ? (…) Le problème à Wattrelos, c’est qu’on n’utilise pas ce qui est disponible. » Pour J.-F. Buyck : « Concernant l’emploi et la sécurité, Wattrelos est dans une situation préoccupante (…) Côté dotation globale de fonctionnement (DGF) et dotation de solidarité urbaine (DSU), Wattrelos est déjà bien lotie, mais comment utilise-t-on ces fonds ? (…) Pour l’environnement, le seul vecteur, c’est le parc urbain : dans cette ville, quand il y a un grand projet structurant, il n’existe plus rien à côté (…) Les boues de la friche Kuhlman devaient être partagées entre cinq villes, au final, c’est tout pour Wattrelos. Il y a un problème de rapport de force à LMCU (…) On ne sent pas une réelle volonté de participer au développement du site de l’Union. On doit raisonner en terme de bassin d’emploi, et travailler avec les autres communes. » •
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La Voix du Nord - Edition de Roubaix - samedi 6 octobre 2007
HEM
Utilité, ouverture et exigence : les maîtres mots du député Vercamer

Alors qu’il repart pour une nouvelle mandature, Francis Vercamer continue de tracer son sillon. Toujours derrière la majorité présidentielle mais pas forcément dans ses pas. Et en tant que député, il labourera toujours dans le même sens sur trois fronts principaux : l’emploi, la lutte contre les discriminations et la santé.
À côté de l’UMP, pas derrière. – Pour Francis Vercamer, « l’UDF canal historique », c’est l’alliance avec l’UMP, avec des valeurs propres au centrisme, « européenne, humaniste, sociale quelquefois aussi libérale ». Il s’inscrit dans la majorité présidentielle mais en se gardant la possibilité d’avoir un autre discours. Une volonté d’indépendance qui résonne aussi comme un acte de foi dans le régime parlementaire : « Plus le parlement sera autonome, plus l’action du gouvernement sera efficace ».
Le Nouveau Centre, en pratique. – Faire que l’exécutif change son fusil d’épaule, « quand les propositions ne vont pas dans le sens de l’intérêt général ». Cette situation s’est déjà produite, et Francis Vercamer n’en est pas peu fier. Il a en effet réussi à faire reculer Christine Lagarde, qui voulait geler les Maisons de l’emploi. Pour la TVA sociale, la suppression des régimes spéciaux ; contre les franchises médicales, « parce que ce sont les travailleurs pauvres » qui trinqueraient ; contre les tests ADN, pas acceptables sur le plan éthique… Francis Vercamer distribue bons et mauvais points et entend poursuivre ainsi tout au long de la mandature. Plus précisément, le parlementaire s’attachera à faire aboutir deux amendements estampillés Nouveau centre : le plafonnement des niches fiscales, parce qu’il n’y a pas de raisons que les salaires les plus élevés ne participent à l’épurement de la dette ; et l’exonération des charges sociales sur les salaires.
Emploi : aller tous dans le même sens. – Francis Vercamer n’avait rien contre la fusion de l’ANPE et des Assedic, d’autant qu’elle se passait dans le respect des partenaires sociaux, cher aux centristes. Mais quand il a appris qu’elle pouvait sonner le glas des Maisons de l’emploi, son sang n’a fait qu’un tour. Finalement, ces dernières ne sont pas remises en cause. « Il ne faudrait pas que les services de l’Etat ne rament pas dans le même sens que les services locaux. Pour les gens les plus éloignés de l’emploi, seuls fonctionnent les parcours personnalisés qui font travailler le département, les CCAS, différents services de prévention et de santé… ».
Le CV anonyme facultatif. - Francis Vercamer ne lâche pas le morceau. Il souhaite proposer aux chefs d’entreprise du versant nord-est de tester le CV anonyme. Libre à eux d’accepter ou pas. Si le test est concluant, le député solliciterait du gouvernement la généralisation.
Santé : ré-é-qui-li-brer !. – Francis Vercamer a rendez-vous jeudi au ministère de la Santé pour obtenir des moyens pérennes pour l’hôpital de Roubaix, voire celui de Wattrelos. Il pourrait y aller avec les maires concernés. Pour lui, le manque de généralistes contribue à plomber les comptes de la Sécu. « Les gens vont à l’hôpital, ça coûte plus cher ». Comment mieux répartir l’offre sanitaire ? Francis Vercamer suggère qu’on demande aux étudiants fraîchement diplômés de donner cinq ans de leur carrière à la région. Après, ils pourraient aller où bon leur semble.
Justice et sécurité. – Plutôt satisfaits par le rééquilibrage des effectifs de police, revenus à leur niveau antérieur, le maire d’Hem regarde avec méfiance la réforme de la carte judiciaire. « Il faut qu’elle se fasse dans une logique d’aménagement du territoire, et non pas dans une logique comptable ». Le parlementaire entend ainsi se battre pour le maintien du tribunal des prud’hommes de Lannoy . •
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La Voix du Nord - Edition de Cambrai - samedi 6 octobre 2007
MISSION
Y. Coupé chargé de mettre en place le Nouveau centre dans le Nord
À l’issue des premières Journées parlementaires du Nouveau centre qui se sont tenues à Paris, le conseiller régional Yves Coupé, par ailleurs adjoint au maire de Cambrai délégué aux écoles et aux nouvelles technologies, a été chargé de mettre en place les structures de ce nouveau groupe politique dans le Nord. Rencontre.
Yves Coupé sera aidé dans sa tache par sa collègue à la Région, Valérie Létard, qui est la vice-présidente du Nouveau centre (elle l’était aussi, jusqu’à la présidentielle, de l’ex-UDF) et secrétaire d’État chargée de la Solidarité, ainsi que par le député-maire de Hem, Francis Vercamer. « Notre groupe se structure comme parti politique. (…) Une de nos premières missions sera de se compter. C’est pour cette raison que nous faisons un “appel au peuple” : nous invitons toute personne, y compris les élus, qui se reconnaisse dans les valeurs que nous défendons à nous contacter (1) », indique l’élu centriste. Qui tient à rappeler que sa nouvelle formation reste « au centre droit, celui de l’UDF que je qualifie de “canal historique” »… C’est que les élections municipales approchent. « Il est urgent de clarifier les choses : nous allons constituer des listes dans toutes les villes importantes du département, mais il n’y aura pas d’opposition Nouveau centre - Union pour la majorité présidentielle (UMP). Au besoin, il y aura des listes d’ouverture dirigées par l’un des deux partis ». Ainsi, annonce M. Coupé, à Cambrai, c’est de nouveau au côté de l’actuel maire qu’il compte se présenter devant les électeurs.
Majorité présidentielle, mais…
« Être dans la majorité présidentielle ne veut pas dire que je partage toutes les positions du président N. Sarkozy », précise cependant le centriste. Parmi les sujets divergents : la suppression de la carte scolaire (« car c’est la seule manière de réguler la mixité sociale dans les quartiers »), les « cadeaux » fiscaux, notamment la défiscalisation des heures supplémentaires (« Je ne suis pas sûr qu’elle aura les effets escomptés »)… « L’État n’a pas les moyens de se priver de 15 milliards d’euros de recettes », résume Yves Coupé qui assure néanmoins : « Sinon, on ne peut qu’applaudir l’action du gouvernement ». Même « concernant la mise à plat de tous les régimes de retraite », pour laquelle il s’inquiète « de la façon de la faire passer : il ne faut pas l’imposer ».
Sur le plan local, Yves coupé indique continuer à s’investir, « notamment au niveau du Pays. C’est à travers le Pays qu’on pourra développer l’arrondissement, à commencer par les transports collectifs. On a besoin d’une réflexion globale Cambrésis - Caudrésis - Catésis. En dehors de ça, pas de salut ! ». L’élu imagine déjà la création de « transports collectifs propres, (…) de lignes en sites propres » (Cambrai - Caudry - Le Cateau et Solesmes - Caudry - Walincourt), de bus roulant au gaz naturel dans des voies réservées, « un maillage du territoire pour venir vers ce service. C’est vital pour les 10-15 ans qui viennent ! ». •
(1) Internet : www.yvescoupe.eu
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La Voix du Nord - Edition de Marcq-en-Baroeul - 4 Octobre 2007
Dans la 4e circonscription, le Nouveau Centre se structure

3 octobre 2007 - La rédaction de La Voix du Nord
La défaite de François Bayrou au premier tour de la présidentielle, puis ses prises de position, avaient entraîné le départ d’une partie des troupes de l’UDF. Et tandis que son leader lançait le Modem, les partants créaient le Nouveau Centre. Il lui faut maintenant bâtir ses structures locales. C’est en cours dans la 4e circonscription législative (1). En perspective, les municipales 2008.
C’est un Verlinghémois, Xavier Lefevre, qui mène le mouvement. Âgé de 34 ans, marié, père de deux enfants, conseil en gestion de patrimoine, cet ancien Lambersartois est entré en politique il y a dix-sept ans, en adhérant au CDS, une composant de l’UDF d’alors. Cinq années plus tard, aux municipales de 1995, on le retrouvait sur la liste de Marc-Philippe Daubresse, à Lambersart.
Ce mois de septembre, il décida de quitter l’UDF devenue Modem et de rejoindre le Nouveau Centre : « Le 30 juin, j’étais à une réunion organisée par Olivier Henno. J’avais dit que la voie suivie par François Bayrou n’était pas la bonne. Au 2e tour, de la présidentielle Bayrou avait indiqué qu’il ne voterait pas Sarkozy. Dès lors, il se positionnait à gauche. J’ai été surpris qu’il débatte avec Ségolène Royal, et j’ai été attristé de cet épisode rocambolesque. » Notre interlocuteur se situe clairement au centre droit, dont il évoque « les valeurs humanistes ». Il poursuit : « J’ai rencontré des militants et des sympathisants du Nouveau Centre. Il en est ressorti l’attente d’une action en lien avec les centristes de l’UMP, à commencer par Marc-Philippe Daubresse. Nous allons créer une structure locale du Nouveau Centre, qui élira un secrétaire et un animateur. » La suite, c’est la préparation des municipales de 2008, les contacts avec ceux qui veulent « y aller », les rencontres avec des maires.
A ce propos, et Saint-André ? « Les discussions n’ont pas démarré à Saint-André. Tout est possible. Il faut parler avec l’UMP et le Modem, mais pour le Modem, on verra la volonté d’ouverture du maire, Olivier Henno. » Qui en est le chef départemental…
Quant aux cantonales, « Si Jacques Houssin (UMP, conseiller général du canton de Quesnoy) repart, on sera derrière lui. Pour Lille Ouest, le sortant, c’est Henno… » Et pour l’instant, il est impossible de savoir ce qui va se passer ? « Rien n’est fait. » •
> (1) La 4e circonscription : cantons de Lille Ouest et de Quesnoy.
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La Voix du Nord - Région - Mercredi 19 septembre 2007
POLITIQUE
Le Nouveau Centre, « c’est le canal historique de l’UDF »
Vingt-deux députés à l’Assemblée nationale, trois membres au gouvernement dont l’élue nordiste Valérie Létard… mais un parti encore en construction. C’est le paradoxe du Nouveau Centre (Parti social libéral européen), qui se réclame « UDF canal historique » tout en ayant préféré Sarkozy à Bayrou. Avant les municipales, le parti recense ses troupes.

Le Nouveau Centre, « c’est le canal historique de l’UDF ». Tel est le message qu’ont livré Francis Vercamer, délégué nordiste provisoire du Nouveau Centre, Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la Solidarité, et Yves Coupé, adjoint au maire de Cambrai, lundi matin lors d’une conférence de presse de rentrée au siège de la Région. Et d’enfoncer le nouveau parti politique de leur ancien mentor, François Bayrou : « La ligne politique du MoDem n’est pas claire. On y retrouve des mécontents du PS, des Verts, etc. Nous, on a décidé d’agir dans le gouvernement sans occulter nos idées humanistes, libérales et européennes. »
Reste qu’à quelques mois des municipales, le Nouveau Centre est toujours en pleine création. « On espère réunir 1.000 adhérents dans le Nord d’ici six à sept mois », projette Francis Vercamer, député-maire d’Hem. La première étape sera franchie vendredi soir dans sa ville avec la création de la section nordiste. Dans le Pas-de-Calais, le Nouveau Centre n’a pas encore de visage. « Il y a plusieurs candidats au poste de délégué départemental. Il faudra trancher », note l’élu métropolitain.
L’objectif pour les municipales n’est pas de présenter le plus de candidats possible, mais d’être présent au sein de listes partenariales. Avec l’UMP, évidemment. « Mais aussi avec tous ceux qui se retrouvent dans un même projet », souligne Valérie Létard, évasive quant à son éventuelle candidature à Lille. •
David Monnery