VDN : Jean Christophe Lagarde à Lille

juin 17, 2008

La Voix du Nord - Région - Mardi 17 juin 2008

• POLITIQUE

Jean-Christophe Lagarde défend « la réforme équitable ». – Président exécutif du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde animait hier soir à Lille une réunion publique au côté de Francis Vercarmer, le président de la fédération du Nord. Le député-maire de Drancy a défendu devant les sympathisants centristes la notion de « réforme équitable » en prenant ses distances avec l’aile libérale de l’UMP.

Jean-Christophe Lagarde n’a pas fait mystère des points de divergence qui existent entre son mouvement et certaines décisions ou projets du gouvernement comme la carte famille nombreuse SNCF, la réforme des allocations familiales, le bouclier fiscal pour les plus aisés, les tests ADN… Derrière la grogne sociale actuelle, il voit aussi un besoin de réforme équitable, en intégrant par exemple davantage le critère de pénibilité dans l’âge de départ en retraite. M. Lagarde, qui veut incarner la fibre démocrate-sociale et européenne de la majorité présidentielle, considère que le Nouveau Centre a vocation à présenter une liste autonome dans chaque grande région aux élections européennes de juin 2009. « Nous sommes alliés, ça ne veut pas dire couchés, nous voulons être indépendants, mais pas isolés », a-t-il résumé


Non irlandais : un coup dur pour la construction européenne

juin 13, 2008

Communiqué de Presse - 13 juin 2008 - Gp Nouveau Centre AN

Non irlandais : un coup dur pour la construction européenne

François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, regrette le résultat du vote irlandais. « C’est un coup dur pour la construction européenne, mais il faut continuer ».

« La construction européenne est une construction complexe et difficile. On ne sortira l’Europe de cette ornière qu’en redéfinissant clairement ses objectifs et ce qu’on attend d’elle. Il reviendra à la Présidence française de l’Union Européenne d’y contribuer et de renouer les fils de la construction pour continuer le processus de ratification par les autres pays. »

François Sauvadet s’interroge sur « la responsabilité de la gauche française lors du rejet de la révision constitutionnelle du 29 mai 2005. Le Non de la France a été un très mauvais signal pour les peuples européens. Ce rejet a un instauré un climat de doute et d’hostilité. C’est ce climat qui handicape encore aujourd’hui la poursuite de la construction européenne. »


Valérie Létard : Handicap, “il faut prendre en compte tout le monde”

juin 10, 2008

Direct Soir - 10 juin 2008

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QuickPost


Conférence nationale du handicap : 50.000 places nouvelles pour améliorer l’accueil des personnes handicapées

juin 10, 2008

Handicap: 50.000 places nouvelles pour améliorer l’accueil des personnes handicapées
AFP - 10 juin 2008


© F.Lo Presti - AFP

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi un “plan de création de places” pour les personnes handicapées prévoyant la construction de “50.000 places nouvelles” en cinq ans, ainsi qu’un “Pacte pour l’emploi”, en ouvrant la Conférence nationale du handicap à Paris.

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi un “plan de création de places” pour les personnes handicapées prévoyant la construction de “50.000 places nouvelles” en cinq ans, ainsi qu’un “Pacte pour l’emploi”, en ouvrant la Conférence nationale du handicap à Paris.

Très attendue par les associations représentant quelque 5 millions de personnes handicapées, l’objectif de cette conférence est de dresser un bilan de la loi Handicap de 2005 et de lever les obstacles à l’accueil et l’intégration des handicapés, notamment dans l’emploi.

“Actuellement, il y a 15.000 enfants et 12.000 adultes sur des listes d’attente”, a déclaré le président de la République, relevant que “des familles sont obligées d’aller (trouver des places d’accueil) en Belgique”. “C’est un scandale”, a-t-il dit. Le gouvernement va mener “un plan de création de places. En cinq ans, on va construire 50.000 places nouvelles”, a-t-il poursuivi.

“Ces 50.000 places sont un effort indispensable pour ne plus laisser les parents dans la crainte de mourir”, sans savoir ce que deviendront leurs enfants handicapés, a estimé Nicolas Sarkozy.

Le président de la République a également annoncé mardi une réforme de l’Allocation adulte handicapé (AAH), “attribuée parfois de manière arbitraire” et “inadaptée” à ceux qui peuvent travailler. L’AAH doit devenir, a indiqué le président de la République, “un tremplin pour les personnes handicapées qui peuvent travailler”.

Côté insertion professionnelle, Nicolas Sarkozy a présenté un “Pacte pour l’emploi des personnes handicapées”, destiné à favoriser leur qualification et leur insertion professionnelle.

“C’est pour moi un impératif” que le seuil obligatoire de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises “soit atteint”, a-t-il affirmé. Quant aux administrations, elles doivent être “exemplaires”, a-t-il dit, se félicitant qu’”entre 2007 et 2008, la hausse des recrutements des personnes handicapées dépasse 25%”.

Dans le cadre de ce “pacte” - qui doit être détaillé dans l’après-midi par le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez - M. Sarkozy a demandé aux employeurs “d’être plus nombreux à s’engager sur des plans pluriannuels d’embauche” et de “contribuer à la qualification des personnes handicapées”. Le chef de l’Etat a promis “en contrepartie” une série d’”engagements” de l’Etat, qui “aidera les entreprises à lever les obstacles qu’elles rencontrent pour embaucher des travailleurs handicapés”.

La loi Handicap du 11 février 2005 avait fixé des règles ambitieuses en matière d’accessibilité, scolarisation ou emploi. Les associations regrettent toutefois la lenteur dans l’application des textes.

Un sondage réalisé fin mai par l’Ifop auprès de 400 adhérents de l’APF (association des paralysés de France) montre que les trois-quarts d’entre eux estiment n’avoir perçu aucun changement dans leur vie quotidienne, sauf dans l’accessibilité des lieux publics et des transports. Une majorité a même ressenti une dégradation dans le domaine des ressources et du pouvoir d’achat.

Fait rarissime, plusieurs milliers de personnes handicapées sont descendues dans la rue à Paris le 29 mars pour exiger “un revenu d’existence décent”, au moins égal au Smic, pour les “centaines de milliers” de personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler et vivent au-dessous du seuil de pauvreté (817 euros par mois pour une personne seule).

La scolarisation des enfants handicapés est un autre point fort de la mobilisation des associations. La loi de février 2005 fait obligation aux établissements scolaires d’accueillir les enfants handicapés que leurs parents souhaitent voir intégrés en milieu ordinaire. Mais ce droit est mal appliqué, disent les parents, faute d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et d’enseignants “référents” en nombre suffisant et bien formés.

A la rentrée 2007, 32.000 enfants étaient accompagnés, quelques heures par semaine ou à temps complet, par un AVS et 22.700 l’étaient dans le cadre d’un établissement spécialisé, selon le ministère. 160.000 enfants handicapés sont inscrits dans l’école de leur quartier (20% de plus qu’en 2005).

La loi a aussi fixé un objectif ambitieux en matière d’accessibilité des établissements accueillant du public, avec obligation de rendre leurs locaux conforme en 2015. Mais l’APF, dont les adhérents sont très mobilisés sur ce point, déplore “la nonchalance quasi-générale” des établissements concernés “depuis trois ans”.


Jean-Christophe Lagarde à Lille, le 16 juin 2008

juin 8, 2008


Un nouveau député pour le Nouveau Centre

juin 2, 2008

Législative partielle dans le Rhône: le candidat du Nouveau Centre Raymond Durand élu

Agence AP | 01.06.2008 | 21:31

Raymond Durand (Nouveau Centre) a été élu dimanche avec 51,36% des voix contre 48,64% pour le candidat socialiste Jean-François Gagneur au second tour de la législative partielle dans la 11e circonscription du Rhône, a-t-on appris auprès de la Préfecture du département.

Ce scrutin était destiné à remplacer Georges Fenech (UMP) dont l’élection en juin 2007 a été invalidée par le Conseil constitutionnel en raison d’une infraction dans son compte de campagne.

Au premier tour, Raymond Durand, vice-président du Conseil Général du Rhône et maire de Chaponnay, était arrivé en tête avec 41,78% des suffrages devant Jean-François Gagneur (23,29%).

Raymond Durand, premier député Nouveau Centre dans le Rhône, “adhérera dès demain au groupe parlementaire Nouveau Centre”, a souligné le Nouveau Centre dans un communiqué. Il devient le 23e député du groupe à l’Assemblée nationale. AP


Valérie Létard, invitée de La Voix est Libre - France 3 NPDC

juin 1, 2008



La Voix est Libre - Samedi 31 mai 2008 - France 3 Nord/Pas-de-Calais


VDN : Entretien avec Valérie Létard, Présidente de Valenciennes Métropole

juin 1, 2008

La Voix du Nord Valenciennes - Dimanche 1er Juin 2008

VALENCIENNES

Depuis son élection à la présidence de Valenciennes Métropole le 10 avril, la secrétaire d’État Valérie Létard jongle avec les sollicitations. Vendredi, elle nous a accordé plus d’une heure pour faire le point sur ses nouvelles fonctions.

- Depuis plusieurs semaines, vous prenez le temps de définir le rôle de chacun au sein de l’agglo avant d’entrer dans une phase plus opérationnelle. Est-ce un préalable indispensable ?

« J’ai effectivement pris un certain temps pour consulter l’ensemble des élus. Une fois terminé le combat politique, il y a une vraie logique à se rassembler. Nous avons fait en sorte d’assurer la représentation la plus juste possible des sensibilités mais aussi des territoires. Dès lors que chacun y trouve son compte, on peut se mettre au travail. Ce qui n’empêche pas d’avoir une vision globale et stratégique pour l’ensemble de l’agglo. Le séminaire de deux jours qui réunira les délégués les 13 et 14 juin permettra de fixer un cadre général et de brosser les perspectives d’évolution de chacun, à l’intérieur de ce cadre. L’objectif, c’est qu’on soit capable de travailler dans les meilleures conditions possibles à la rentrée. »

- Est-ce difficile de passer derrière Jean-Louis Borloo, dont vous avez dit assumer complètement l’héritage ?

« Je me sens tellement proche de Jean-Louis Borloo, avec qui je partage une vision politique, un engagement pour le territoire… Les dossiers, c’est dans l’intérêt général, dans le respect de chacun qu’on les porte. On n’a pas le temps de s’invectiver. Les communes rurales attendent de l’agglo un véritable soutien, elles ont des demandes légitimes, auxquelles il est important qu’on puisse répondre. »

- Est-ce pour répondre à ces demandes que la commission « développement rural » a vu le jour ?

« Il nous fallait mettre en place des outils pour pouvoir coller aux spécificités rurales, accompagner les maires dans leur gestion quotidienne et répondre à des questions concrètes : comment maintenir le petit commerce, comment aider les communes à monter leurs dossiers, comment leur venir en aide en cas d’inondation… Autant d’éléments objectifs sur lesquels l’ensemble des délégués de l’agglo ne peuvent que s’entendre. Je suis la première à défendre la fonction centrale de Valenciennes, mais seulement si elle s’affirme de manière juste et équitable. »

- Revenons sur votre candidature à la présidence. Avez-vous eu vraiment le choix ?

« Si j’ai hésité, c’est parce que Dominique Riquet me demandait de devenir adjointe. Je ne souhaitais pas tout faire. Mes responsabilités nationales me demandent déjà beaucoup d’investissement, il me reste très peu de temps pour moi. À un moment donné, j’ai été sollicitée par les élus d’un peu partout. Disons que parmi les candidatures plus ou moins identifiées pour prendre la présidence, ma personnalité permettait en quelque sorte de faire la synthèse. En acceptant, je souhaitais pouvoir être présente sur le terrain. »

- Que répondez-vous à ceux qui voudraient voir l’agglo fonctionner sur un mode plus politique, moins consensuel ?

« Mais que se passe-t-il dans toutes les communautés d’agglomération, y compris à la Porte du Hainaut ? La même chose qu’ici. Une fois que les urnes ont parlé, les électeurs attendent de vous du pragmatisme. On a constitué un exécutif à la proportionnelle pour coller au mieux à l’expression politique des gens ! Après, on essaie de trouver des terrains d’entente pour avancer. Nous ne sommes pas toujours d’accord, et c’est d’ailleurs heureux… Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir autour de moi des élus compétents. »

- Quelles sont vos priorités d’action ?

« D’abord poursuivre le programme de rénovation urbaine, qui reste un dossier prioritaire. D’ailleurs, à l’automne, nous consacrerons une séance plénière au dossier plus large de l’habitat, pour aborder des questions comme la politique de la pierre, le logement social, etc. Nous continuerons également à suivre de près le développement économique de l’agglo, la construction du nouveau stade Nungesser, la reconquête des friches industrielles… Il nous faut travailler sur trois grands axes : le développement durable avec les préconisations du Grenelle de l’environnement, la cohésion sociale et tout ce qui tourne autour de l’excellence comme le Technopôle ou le campus universitaire. J’évoquais tout à l’heure les communes rurales, mais je n’oublie pas le pays de Condé, sur lequel nous devons mettre le paquet. L’arrivée du tramway nous servira de levier pour le renouvellement de ce territoire. Autres priorités : les services à la personne et l’accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les bâtiments publics. Sur ce dernier sujet, je prendrai le taureau par les cornes. » •

> Valérie Létard est née le 13 octobre 1962, à Orchies.
> Assistante sociale de formation, elle est entrée en politique en 1995 en devenant adjointe au maire de Valenciennes.
> Actuelle première adjointe sans délégation, elle est également secrétaire d’État à la Solidarité, présidente de la commission aménagement du territoire du conseil régional et présidente de Valenciennes Métropole.
> Lors du congrès fondateur du Nouveau Centre, les 16 et 17 mai, elle est devenue présidente déléguée du mouvement.


Mariage annulé à Lille : Valérie Létard “Consternée”

mai 30, 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE - Mercredi 28 mai 2008

Valérie Létard, secrétaire d’Etat en charge de la solidarité et du droit des femmes s’indigne de l’annulation d’un mariage pour cause de non virginité. Mme Létard est consternée de voir qu’aujourd’hui en France certaines dispositions du code civil conduisent, par l’interprétation qui peut en être faite, à une régression du statut de la femme. Une telle décision est une atteinte à l’intégrité des femmes et une violation aux droits fondamentaux de tout individu. Cette réalité est d’autant plus choquante que le gouvernement multiplie les mesures en faveur de l’égalité
entre les hommes et les femmes.


Dépéndance et Cinquième Risque

mai 29, 2008

Le Figaro - Jeudi 29 mai 2008

Dépendance : Bertrand pour un «partenariat public-privé»

La prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées ou handicapées coûte 19 milliards par an à la collectivité. La somme augmentera avec la durée de la vie. Le ministre de la Solidarité, Xavier Bertrand, et sa secrétaire d’État Valérie Létard, ont mené mercredi une deuxième consultation sur la façon de construire un «cinquième risque» de protection sociale (après la maladie, les accidents du travail, la retraite et la famille) pour faire face à la dépendance une promesse du candidat Sarkozy.

Ils ont promis de simplifier les ouvertures de maisons de retraite médicalisées, pour atteindre entre 5 000 et 7 000 nouvelles places par an. Ils veulent aussi moduler le montant de l’aide personnalisée à l’autonomie (APA) pour couvrir réellement les dépenses.

Par exemple, pour ceux qui veulent rester à domicile, une personne ayant besoin d’une infirmière plusieurs heures par jour recevrait davantage qu’une autre, pour qui une simple aide ménagère trois fois par semaine suffit. Mais des conditions seraient posées pour bénéficier de cette APA «pleine», pour les personnes disposant d’un certain patrimoine. Elles devront accepter que les montants reçus soient récupérés au moment de leur succession (avec un plafond pour que ce «gage patrimonial» ne prive pas les enfants d’une part trop importante d’héritage, si elles bénéficient de l’APA de longues années). Si elles le refusent, leur aide sera réduite : à elles de prendre en charge le reste des frais liés à leur dépendance.

Les assurances sollicitées

Mais l’idée est que ces sommes soient, le plus souvent, couvertes par une assurance privée. Des «aides fiscales» encourageront à souscrire ces contrats une nouvelle niche, malgré les réticences de François Fillon ! Un «partenariat public-privé» , résume Xavier Bertrand, qui insiste sur «la liberté de choix» offerte à chacun.

Impossible, à ce stade, de préciser le coût et le financement du système (CFDT et Medef proposaient d’aligner la CSG des retraités sur celle des actifs, ce qui n’a pas été retenu). Tout dépendra du niveau où les curseurs seront placés. Il faudra trouver un équilibre entre un large recours à la solidarité nationale, insoutenable pour les finances publiques, et un appel important à la responsabilité individuelle, que ne manqueraient pas de dénoncer syndicats, associations et professionnels de la dépendance. Seul ordre d’idée : le niveau au-delà duquel un recours sur succession serait envisagé correspondrait, au grand minimum, au patrimoine médian des Français à 75 ans (125 000 euros), indique une source gouvernementale. À titre de comparaison, un recours sur succession existe déjà pour le minimum vieillesse, lorsque le patrimoine est supérieur à 39 000 euros.


Les députés du NC se félicitent d’avoir obtenu l’inscription dans la Constitution du principe de l’équilibre des comptes publics

mai 29, 2008

Communiqué de Presse du Nouveau Centre - 28 mai 2008

Adoption de l’amendement n° 207 du projet de loi constitutionnel de modernisation des institutions.

Les députés du Nouveau Centre se félicitent d’avoir obtenu l’inscription dans la Constitution du principe de l’équilibre des comptes publics.

En effet, cet objectif d’équilibre répond à quatre impératifs :

Un impératif éthique
Nous ne pouvons faire peser sur nos enfants et petits enfants notre incapacité à gérer notre Etat de façon responsable et efficace

Un impératif de bonne gouvernance
L’Etat doit s’appliquer à lui-même les règles de bonne gouvernance qu’il impose aux collectivités territoriales et au secteur privé.

Un impératif économique
Pour créer de la croissance, il ne faut plus prélever de l’épargne nationale pour financer les dépenses de fonctionnement.

Un impératif politique
Le Nouveau Centre souhaite que les engagements, pris par le Président de la République devant le peuple français et devant nos partenaires européens, soient respectés.

Malgré cela des réticences nombreuses sont apparues, tant sur les bancs de la Gauche qu’au sein de l’UMP, au motif que l’inscription d’une telle exigence dans la loi fondamentale obérerait la capacité du législateur.

Il a fallu toute la détermination des députés du Nouveau Centre pour convaincre une majorité de parlementaires de les rejoindre sur cet objectif d’équilibre des comptes publics.

Ainsi, quelque mois à peine après le dépôt d’une proposition de loi constitutionnelle relative au retour à l’équilibre de nos finances publiques et engagé devant le Parlement ce débat, le Nouveau Centre a réussi à faire adopter cet amendement dans le cadre de la réforme constitutionnelle sur les institutions.

Désormais, grâce à cet amendement, le Gouvernement aura l’obligation de déposer un projet de loi de programmation permettant la fixation, par le Parlement, de la trajectoire des finances publiques, dans l’objectif d’équilibre des comptes de l’ensemble des administrations publiques.

Ce projet de loi devra déterminer le montant et la répartition des crédits du budget de l’État, et, plus largement, définir les orientations des comptes de l’ensemble des administrations publiques.

Ceci est une avancée historique à double titre :

Pour la première fois dans la Constitution, il est fait référence au principe d’équilibre des comptes de l’ensemble des administrations publiques (Etat, Sécurité sociale et collectivités territoriales).

Pour la première fois dans la Constitution, il est affirmé la nécessité de concilier deux exigences, celles de la pluri-annualité budgétaire et de l’objectif d’équilibre des comptes publics.

Cet amendement a une double portée pratique :

Le Conseil constitutionnel pourra désormais s’y référer pour censurer une succession de lois de finances votées en déficit, qui témoignerait d’une politique budgétaire laxiste

Le Gouvernement et les parlementaires pourront désormais faire référence à cette disposition constitutionnelle pour mettre en œuvre et justifier des mesures budgétaires et comptables de redressement des finances publiques.

Le Nouveau Centre veillera à ce que cette introduction du principe de l’équilibre des comptes publics dans la Constitution ait des conséquences pratiques sur la gestion de nos finances publiques et répondent ainsi aux exigences du peuple français vis-à-vis des gouvernants.

Ce premier pas constitue un progrès considérable et ouvre la voie à une gestion plus saine et plus rigoureuse de nos finances publiques.


Prise en charge de la dépendance: propositions du gouvernement

mai 28, 2008

AFP - 28 mai 2008

Prise en charge de la dépendance: propositions du gouvernement

PARIS (AFP) — Le gouvernement va présenter mercredi ses orientations sur la prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées, dont le financement devrait reposer sur un équilibre entre solidarité nationale et responsabilité individuelle.

Les ministres en charge de la solidarité, Xavier Bertrand et Valérie Létard, donneront la primeur de leurs propositions à la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) avant d’être auditionnés par la mission commune d’information du Sénat.

Nicolas Sarkozy avait réaffirmé en février, après en avoir fait une promesse de campagne, son “ambition de mettre en place un cinquième risque de protection sociale en 2009″ dédié à la dépendance, qui s’ajoute à ceux déjà couverts, comme la maladie ou le chômage.

Un projet de loi devrait être présenté au Parlement après l’été.

L’accord est unanime parmi les professionnels et les partenaires sociaux sur la nécessité de trouver un financement nouveau pour diminuer les charges que représentent le maintien à domicile, l’aide des proches qui souvent renoncent à un travail ou le coût d’un établissement d’accueil, alors que les besoins vont aller croissant.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement a préparé l’opinion à admettre la “nécessité d’un juste partage entre solidarité nationale et solidarité familiale, entre financement public et financement privé”, selon les termes du ministre du Budget Eric Woerth.

Mais les partenaires sociaux, reçus par M. Bertrand et Mme Létard le 3 avril, ne l’entendent pas tous de cette oreille.

Côté patronat, le Medef estime que la solidarité nationale doit se concentrer “sur les cas les plus importants et les personnes les plus démunies”, la dépendance relevant pour les autres de la “responsabilité individuelle”.

Il exclut toute cotisation supplémentaire sur le travail, se disant favorable à une CSG sur les retraites alignée sur celle des actifs.

Une idée que défend aussi la CFDT. “Actuellement les retraités bénéficient d’une CSG plus faible que les salariés. Il faudrait l’aligner sur celle des actifs, et que la différence soit une CSG dépendance”, a déclaré lundi François Chérèque.

En revanche FO ne voit pas d’autre solution qu’une hausse des cotisations sur les salaires, “car les employeurs ne doivent pas être absents de la solidarité nationale”.
Pour la CGT, la “logique” est que le financement soit principalement assuré par la sécurité sociale.

La CFE-CGC juge que “même s’il ne s’agit pas d’un risque sécurité sociale, la dépendance relève des valeurs de la sécurité sociale”, et la prise en charge de la dépendance ne peut être financée que par une cotisation complémentaire reposant sur tous les actifs.

Les ministres devront trancher aussi sur le rôle donné aux assurances complémentaires et individuelles, les syndicats s’inquiétant des risques d’inégalités.

Sujet très sensible, la prise en compte du patrimoine, à laquelle tient le président de la République, devrait faire partie des propositions des ministres, mais pas sous la forme d’un recours sur succession des sommes versées au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), comme l’avait proposé le Sénat en décembre.

Sur la forme que devrait prendre la couverture dépendance, il y a consensus pour créer une “prestation personnalisée de compensation”, comprenant les services et les aides, permettant aux personnes de choisir entre le maintien à domicile ou l’accueil en établissement, en gardant un maximum d’autonomie.