La Voix du Nord – Lille Métropole – 7 novembre 2009
AMBIANCE
La séance vue par… deux petits nouveaux
L’une rejoint la majorité ; l’autre les rangs de l’opposition. Les Lillois Latifa Kechemir et Thierry Pauchet vivaient, hier, leur première séance de conseil de communauté urbaine.
« Quand on vient ici pour la première fois, on se dit qu’il faut vraiment faire avancer les choses en matière de rajeunissement, de féminisation et de diversité », note l’adjointe de Martine Aubry sous le beffroi lillois et présidente du conseil de quartier du Faubourg de Béthune. Il suffit de jeter un coup d’oeil au trombinoscope communautaire pour constater que les crânes sont souvent dégarnis et qu’on ne met pas souvent un « e » au bout du mot élu.
Grand écart entre le « Faubourg » et la rue du Ballon ? Plus sur la forme que sur le fond : « Il y a une nette différence de ton entre ce qu’on entend au conseil municipal de Lille et ce qui se dit ici. » Laquelle ? « Les débats sont plus marqués, avec des interventions très politiques. » La journée de Latifa Kechemir aura surtout été teintée d’émotion : elle occupe un poste de conseiller communautaire laissé vacant depuis le décès de Danielle Poliautre. « Je ne peux pas ne pas penser à elle. Je me retrouve dans les combats qu’elle menait. »
Baptême du feu également pour Thierry Pauchet, qui remplace le démissionnaire Sébastien Huyghe. Le petit nouveau n’est pas dépaysé : « J’ai l’impression d’être dans un endroit que je connais. Lille est très représentée au conseil de communauté. Et puis, on a la même présidente de séance qu’en conseil municipal. » Ni angoisse ni surprise. « Je me sens très à l’aise, mais je dois d’abord apprendre. Je vais m’installer avec humilité dans ce fauteuil de conseiller avant de prendre une place active dans le groupe d’opposition. » L’ambiance ? « Fini le temps du consensus communautaire. Maintenant, il y a une majorité et une opposition. » Ses dossiers : le développement économique, le sport et les grands événements. « J’ai aussi un rôle de représentant dans un tas d’établissements », constate le Lillois. Tout ça demande quelques ajustements dans sa vie professionnelle : « Je serai présent un jour de moins (deux au lieu de trois) à l’Université catholique. » De son côté, Latifa Kechemir planchera sur les relations internationales – « Une question qui m’intéresse beaucoup ». Elle siégera également à l’Espace naturel métropolitain et à l’Agence d’urbanisme. •





