L’Élysée et la majorité créent un “comité de liaison”
L’Élysée et la majorité créent un “comité de liaison”
PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy et les principaux chefs de file de la majorité présidentielle ont décidé de créer un “comité de liaison”, lors d’une réunion à l’Elysée, annonce la présidence de la République.
“Il a été décidé la création d’un comité de liaison pour renforcer les liens à l’intérieur de la majorité, intensifier le travail en commun et préparer les futures échéances politiques”, a précisé l’Elysée.
Cette décision paraît dans le droit fil des mesures prises après la défaite de la droite aux élections municipales de mars, pour réorganiser la direction de l’UMP et renforcer les liens entre celle-ci et l’Elysée.
Le comité de liaison aura également pour mission de renforcer les liens entre la présidence de la République et le gouvernement, d’une part, et la majorité présidentielle, d’autre part, dit-on de source proche de Nicolas Sarkozy.
Il comprendra le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, le sénateur maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, vice-présidents du parti majoritaire, et le ministre du Travail Xavier Bertrand, secrétaire général adjoint.
En font notamment partie les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et des groupes UMP à l’Assemblée et au Sénat - Bernard Accoyer, Christian Poncelet, Jean-François Copé et Henri de Raincourt -, les ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Hervé Morin (Défense) et Christine Boutin (Logement).
Les secrétaires d’Etat Jean-Marie Bockel et Eric Besson, venus l’un et l’autre du Parti socialiste, et les centristes François Sauvadet (député et président du Nouveau centre), Michel Mercier (président du groupe centriste au Sénat), et Jean-Marie Cavada (député transfuge du Modem-UDF) font aussi partie de ce comité de liaison.
Tous ont assisté à la réunion présidée par Nicolas Sarkozy après le conseil des ministres, sauf Jean-François Copé, retenu à l’Assemblée. Le Premier ministre François Fillon était aussi présent.
“Il n’est pas anormal que l’ensemble des partenaires de la majorité présidentielle se voient, se rencontrent, échangent, débattent, discutent de la stratégie, de l’action à venir du gouvernement et de sa majorité”, a commenté le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. “C’est un gage de bon fonctionnement au sein de la majorité présidentielle.”
“Le président, tout naturellement, suit de près l’évolution de ceux qui le soutiennent d’une manière ou d’une autre - ceux qui ont été sa famille politique pendant très longtemps, en l’occurrence l’UMP, mais aussi les autres partenaires”, a-t-il poursuivi, en marge du compte rendu du conseil des ministres.
“C’est normal qu’il y ait un lieu où on échange, où on discute, où il y ait une concertation, où il y ait un échange entre les volontés des uns et des autres d’aller dans telle ou telle direction”, a conclu Luc Chatel.
Seul participant à s’exprimer à l’issue de la réunion, Jean-Marie Cavada a souligné qu’il s’agissait notamment de veiller à l’”harmonie” des différentes composantes de la majorité présidentielle face aux “sujets politiques à venir”.
Il a cité l’Europe, à moins de trois mois de la présidence française de l’Union européenne.
Patrick Devedjian a ensuite déclaré à l’Assemblée que ce comité de liaison avait pour objet de “créer un lien, une capacité à déterminer des axes stratégiques ensemble et avoir des rencontres communes et des thèmes de travaux”.
Il a précisé qu’il donnerait davantage de précisions sur ce point lors d’une prochaine conférence de presse avec Hervé Morin, le président du Nouveau centre (NC).