La Voix du Nord – Edition de Valenciennes – mercredi 26 décembre 2007
CANTONALE
Valenciennes-sud : Philippe Baudrin en tandem avec Geneviève Mannarino
Dans le canton de Valenciennes-sud, dont le conseiller sortant, le maire de Rouvignies Michel Kaczmarek (PCF), ne se représente pas, l’élection s’annonce intéressante à suivre. Avec trois maires dans la bataille. Face à Norbert Jessus (Trith-Saint-Léger), qui représente le PCF, et Laurent Depagne (Aulnoy), l’étoile montante du PS, on retrouvera sans surprise Philippe Baudrin (Maing).
Ce n’est pas parce qu’il a officialisé sa candidature dans un bowling, samedi soir, que Philippe Baudrin, âgé de 49 ans, arrive comme un chien dans un jeu de quilles. Pour sa troisième tentative, il n’a peut-être jamais été en situation aussi favorable. En 1998, où une primaire l’opposait à son voisin Jean-Claude Kikos (Prouvy), élu maire comme lui trois ans plus tôt, le premier magistrat de Maing avait raté le deuxième tour d’un cheveu. En 2001, il lui a manqué un peu plus de trois cents voix pour être élu : une défaite qu’il impute à une démobilisation des électeurs de Valenciennes, où l’élection municipale concomitante avait été pliée dès le premier tour.
Pour son troisième essai, les soutiens n’ont jamais été aussi nombreux. L’UPN comme la dernière fois, mais aussi celui, direct, de Jean-Louis Borloo, et il y ajoute le Nouveau Centre de Francis Decourrière et le CPNT avec lequel il entretient des relations privilégiées. « Changer les choses, proposer des idées nouvelles, faire bouger un canton qui cumule des retards. » Philippe Baudrin a listé les domaines où il se verrait intervenir. La dépendance de la personne, où il pointe de gros manques dans l’arrondissement. Le problème du handicap, ça le connaît : il a été victime en 2003 d’un AVC qui l’a laissé sourd d’une oreille.
Autre axe : la sécurité des routes départementales. Avec le CD 40, le canton est au coeur du débat : « On n’y a pas réglé le problème du ruissellement. » Les collèges : le candidat de l’UPN n’aurait jamais laissé s’ouvrir celui de Thiant, « tant que n’y étaient pas résolus tous les problèmes de sécurité ». Il évoque encore la pérennisation et l’amplification des actions « santé ». L’insertion, l’emploi, la solidarité : les « effets bénéfiques » de l’ouverture d’une épicerie sociale dans sa commune en font un exemple à suivre. L’environnement : « Sur la boucle ferroviaire, les élus n’ont reçu que des réponses partielles. » Il faut désormais un suppléant.
Philippe Baudrin a trouvé la femme : Geneviève Mannarino, qui fait partie de la « société civile » et apporte sa « fraîcheur ». Cette maman de quatre enfants, ancienne directrice d’école privée et aujourd’hui celle du Valenciennes Université Club (VUC), brûlait de s’engager en politique. Elle va être servie : on devrait également la retrouver aux municipales à Valenciennes.
Autour des deux candidats, étaient réunis samedi trois présidents : Patrick Masclet (Association des maires du Nord, dont Philippe Baudrin est membre du bureau) ; Philippe Dessenis (centre hospitalier et office de tourisme du Valenciennois) ; Gilbert Montay (parents d’élèves du collège de Thiant). « Sur un dossier, il ne lâche pas », ont-ils dit à tour de rôle du candidat. « C’est le maire le plus têtu de ma circonscription » : prononcé par Patrick Roy lors de l’inauguration de la maison Perce-Neige, cela vaut pour l’intéressé le plus beau des compliments. •





