Les voeux de Valérie Létard pour cette année 2010
Les Voeux de Valérie Létard en vidéo
décembre 31, 2009Campagne des Régionales : Contribution au projet régional de Valérie Létard, Majorité Présidentielle
décembre 30, 2009Dans le cadre de la préparation du programme de la majorité présidentielle pour les élections régionales 10 groupes de travail se sont constitués autour d’élus experts. Valérie Létard souhaite nous associer à la réflexion de ces groupes de travail. Nous pouvons le faire en apportant notre contribution via http://www.valerieletard2010.org à la rubrique “Enrichissez notre projet”. Vous pouvez également participer aux réunions thématiques qui se dérouleront du 11 au 20 janvier 2009 dans la permanence de campagne située au 5, Place Sébastopol à Lille.
Lundi 11 Janvier 2010 à 18h30 avec Patrick Masclet, Conseiller Régional, Maire d’Arleux
Thèmes : Ruralité, équité entre les territoires urbains et ruraux, environnement rural
Mardi 12 Janvier 2010 à 19h avec Jacques Vernier, Conseiller Régional, Maire de Douai
Thèmes : Politiques environnementales, politique de logement, rénovation urbaine, politique de la ville
Mercredi 13 Janvier 2010 à 19h avec Daniel Fasquelle, Député-Maire du Touquet
Thèmes : Université et Recherche
Jeudi 14 Janvier 2010 à 18h avec Yves Coupé, Conseiller Régional, Adjoint au Maire de Cambrai
Thèmes : Transports et Grands Équipements
Vendredi 15 Janvier 2010 à 18h avec Joëlle Longueval, Conseiller Régional, Adjointe au Maire de Marcq-en-Baroeul
Thème : Formation
Samedi 16 Janvier 2010 à 9h et 10h45 avec André Flajolet, Député-Maire de Saint-Venant
Thèmes : Politique de Santé (9h) et Avenir de l’agriculture régionale (10h45)
Lundi 18 Janvier 2010 à 18h30 avec Brigitte Astruc, Conseillère Régionale, Adjointe au Maire de Lambersart
Thème : Tourisme
Mardi 19 Janvier 2010 à 18h30 avec Philippe Rapeneau, Conseiller Régional, Adjoint au Maire d’Arras
Thèmes : Emploi, développement économique
Mercredi 20 Janvier 2010 à 18h avec Gonzague Laumet, Responsable jeunes populaires du Pas-de-Calais, et Vincent Perrier-Trudov, responsable jeunes du Nouveau Centre
Thèmes : Jeunesse et Politique Sportive
Pour vous inscrire : contact@valerieletard2010.org
Réunion Publique le Mercredi 6 Janvier 2010 à 18h30 Salle du Gymnase à Lille
décembre 30, 2009Valérie Létard et toute son équipe vous convient à leurs voeux pour la Région Nord/Pas-de-Calais le Mercredi 6 Janvier 2010 à 18h30, Salle du Gymnase, 7 Place Sébastopol à Lille. Ambiance conviviale et festive pour le lancement de campagne avec les militants.

AFP : Loi sur voile: Valérie Létard estime préférable d’”attendre les résultats de la commission”
décembre 30, 2009AFP – 23 décembre 2009
Loi sur voile: Valérie Létard estime préférable d’”attendre les résultats de la commission”
La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie Valérie Létard (Nouveau Centre) a estimé mercredi préférable “d’attendre les résultats de la commission parlementaire” sur le voile intégral avant de se prononcer sur une loi.
La chef de file de la majorité présidentielle pour les régionales dans le Nord-Pas-de-Calais était interrogée sur Radio Classique sur l’initiative du chef de file des députés UMP Jean-François Copé, qui a annoncé mardi le dépôt en janvier d’une proposition de loi de son groupe sur le port du voile intégral.
“A quelques jours près, je pense qu’il vaut mieux attendre les résultats de la commission parlementaire”, a estimé Mme Létard, faisant référence aux travaux de la mission parlementaire qui a travaillé six mois sur la question du voile intégral (“burqa” ou “niqab”) et doit rendre ses conclusions fin janvier.
“En tant que femme, je ne peux être que radicalement contre le port de la burqa, parce que c’est véritablement une atteinte à la liberté, à l’intégrité de la femme. Maintenant s’il faut une loi, pourquoi pas. Mais il faut surtout faire attention, prendre le temps, parce qu’il faudra que cette loi soit applicable”, a expliqué la secrétaire d’Etat.
“Il faudra aussi que l’on comprenne pourquoi et comment les femmes en arrivent à cela, et comment faire en sorte que cette loi puisse être appliquée. A mon sens, il faut prendre le temps d’écouter, d’avoir les conclusions de ce rapport”, a-t-elle conclu
Conseil Régional : Élus avec les voix de l’UMP-UDF en 2004, les 3 élus Modem passent à Gauche
décembre 22, 2009La Voix du Nord – 20 décembre 2009
CONSEIl RÉGIONAL
Dernier budget avant l’épreuve de vérité
Le vote final a pris l’allure d’un petit cadeau de Noël pour l’exécutif PS – Verts. Pour la première fois depuis bien longtemps, le budget régional a reçu des renforts et obtenu une majorité absolue, 58 voix sur 113
La pause fiscale pour la deuxième année consécutive maintient le tarif de la carte grise à 32 euros par cheval. Le taux de la taxe foncière ne bouge pas. Payée par les 46 % de foyers propriétaires de leur logement, sa part régionale représente en moyenne 36 euros. La taxe professionnelle, pour l’instant compensée par l’État, disparaît.
> PS – Verts, des convergences, une différence. Pour Dominique Bailly (PS), des lycées aux TER en passant par la formation permanente ou la centaine d’équipements financés par le plan cancer, c’est un budget « de continuité et d’action » dans un mandat qui a vu progresser fortement les investissements, tout en maîtrisant l’emprunt. Les Verts, emmenés par Jean-François Caron, sont globalement sur la même longueur d’onde à une exception de taille : la pomme de discorde porte sur les 45 millions apportés au Grand Stade.
> L’abstention « constructive » du PC. Le groupe communiste, qui a vu l’essentiel de ses amendements adoptés, a opté pour une « abstention positive ». Seules les deux suggestions les plus coûteuses, sur la gratuité totale des manuels scolaires (le chèque livre passe de 65 à 70 euros) et la baisse du tarif des cantines, ont été rejetées. « Nous ne sommes pas des éternels révoltés, nous avons le sens des responsabilités », a résumé Alain Bruneel, toujours sceptique sur l’efficacité des aides aux grandes entreprises. L’unique amendement de l’exécutif a été adopté à l’unanimité. Il débloque 1,2 million d’euros dans un plan de soutien aux agriculteurs.
> L’UMP à l’offensive. C’est un vrai réquisitoire qu’a prononcé Jean-Pierre Bataille en ciblant à la fois le budget 2010 et le mandat. Premier angle d’attaque pour le porte-parole de l’UMP, l’« explosion fiscale » avec une hausse de 25 % en six ans. L’argumentaire de Jean-Pierre Bataille réclame donc une « révision générale des politiques régionales ». Il estime que des zones géographiques sont privilégiées, la métropole en matière culturelle, le littoral pour les équipements sportifs. Il relativise l’efficacité des crédits d’action économique : « 87 % des créations d’entreprise n’ont conduit qu’à la création d’un seul emploi. » Et il conteste fortement la thèse du désengagement de l’État.
> Bataille de chiffres. « J’ai l’impression que la campagne électorale a commencé », sourit le président Daniel Percheron. Cette campagne s’annonce comme une bataille de chiffres. Bernard Roman (PS) rappelle que la capacité d’autofinancement a doublé en six ans, avec trois ans de « neutralité fiscale ».
> Le temps des reclassements. Le groupe centriste, qui jusqu’à présent s’abstenait après adoption de ses amendements, s’est coupé en deux. Trois élus Nouveau Centre (Yves Coupé, Louisa Moktari et Valérie Létard retenue au sommet de Copenhague) ont voté contre. Trois élus MoDem (Frédéric Leturque, Jacques Richir et Dany Masset) ont voté le budget, tout comme l’ex-UMP Henri Segard. Gabriella Marongiu, élue sur la liste du PC en 2004, a voté contre.
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Nord Eclair
CONSEIL RÉGIONAL
Le budget adopté à la majorité absolue
Le budget 2010 de la Région a été adopté hier. La majorité PS-Verts a reçu le soutien du MoDem et « l’abstentionconstructive » du PCF.
Prélude à la campagne, la droite a été très offensive sur l’économie et la fiscalité.
Le budget. Le projet de l’exécutif PS-Verts a été adopté hier par 58 voix pour, 37 contre et 15 abstentions. Il a reçu le soutien des trois élus du MoDem et a bénéficié de « l’abstention constructive » du groupe communiste après que dix des douze amendements ont été validés par l’exécutif, sur la formation et les transports notamment. Sans surprise, le groupe Majorité présidentielle (UMP et Nouveau Centre) a voté contre, tout comme les élus FN et ex-FN.
Le budget 2010 de la Région s’élève à 2,196 milliards d’euros (1,425 milliard en fonctionnement, 771 millions en investissement). Présenté comme « un budget de reconduction », il ne comporte aucune hausse de fiscalité.
Amabilités. Pour les sincères, on retiendra les sourires de Bernard Roman, vice-président PS chargé des Finances, à l’égard du groupe PCF dont le président, Alain Bruneel, a souligné à plusieurs reprises « les convergences (entre les) forces de gauche ». De là à envisager un programme commun pour les prochaines élections.
L’opposition avait prévenu avant la séance plénière : pas de cadeau. Les élus UMP, très offensifs, notamment sur la fiscalité et l’économie, ont plusieurs fois pris à partie Pierre de Saintignon, vice-président à l’Emploi et au Développement économique et numéro un de la liste socialiste dans le Nord aux élections de mars. « Afficher un nombre de créations d’entreprise ne saurait suffire pour qualifier une politique économique digne de ce nom, a déclaré Jean-Pierre Bataille (UMP). Il faut mettre l’accent sur l’innovation, la recherche, la création de valeur ajoutée. » Défendant l’action de l’État en région, le maire de Steenvoorde s’est ensuite attiré les huées des bancs de gauche. Il faut dire que la droite n’avait pas le rôle facile hier, devant une gauche presque à l’unisson et face à un Bernard Roman conforté sur les finances régionales par un rapport positif de la chambre régionale des comptes . Rejetant les accusations d’« intempérance fiscale », le vice-président aux Finances a souligné que les augmentations d’impôt, les années précédentes, « (avaient) toujours été fléchées : sur le renouvellement urbain, les pôles de compétitivité, la santé… » « Les électeurs se prononceront le moment venu sur un bilan, un programme, des projets », a-t-il ajouté.
Et après ? En votant pour la première fois un budget de la gauche, le MoDem s’attirera peut-être la bienveillance du PS. Quant aux Verts, qui ne se contenteront pas d’un « strapontin » en cas de victoire de la gauche, ils ont rappelé qu’ils conservaient de profonds désaccords avec la majorité actuelle, sur le Grand Stade de Lille notamment.
Sommet de Copenhague : Valérie Létard : « J’espère qu’on y arrivera ; en tout cas, on y croit ! »
décembre 18, 2009Nord Eclair- 17 décembre 2009
SOMMET DE COPENHAGUE
Valérie Létard : « J’espère qu’on y arrivera ; en tout cas, on y croit ! »
La secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie est arrivée mardi à Copenhague avec Jean-Louis Borloo. La Valenciennoise Valérie Létard vit depuis au rythme de l’effervescence du sommet. Et veut croire en un accord ambitieux.
Le compte à rebours est désormais entamé avant la fin du sommet de Copenhague vendredi. Chez les dirigeants, le pessimisme semble de mise. Le partagez-vous ?
>> Il y a eu cette vague de pessimisme suite au départ des pays africains, mais aujourd’hui (hier), il y a eu ces interventions du président sénégalais Wade et du président éthiopien qui ont été très applaudis. On n’a pas le droit d’être pessimiste, on doit aboutir. La France y met toute son énergie. Obama a dit tout l’intérêt qu’il portait au fast start (le financement à court terme pour les pays pauvres, ndlr). Ce sont des positions encourageantes. Ça monte en puissance. Il y a encore 48 heures (de sommet). L’espoir est revenu avec la prise de parole de l’Afrique. Il faut plus que jamais être déterminé à avancer.
Les États-Unis et la Chine, qui représentent la moitié des émissions mondiales de CO2 ont pourtant déjà averti qu’ils ne reverraient pas leurs objectifs annoncés d’émissions. À quoi sert-il de négocier alors ?
>> Encore une fois, il reste 48 heures. Il faut tenir compte des réalités de chacun et dans ce domaine, les États-Unis ont dix ans de retard sur l’Europe. Le but, c’est que chacun avec sa réalité puisse fournir un effort pour un objectif qui doit converger à terme. À quel rythme, c’est tout l’objet des discussions. Il y a aussi la question du financement sur laquelle, petit à petit, les choses s’organisent. Ce sont autant d’éléments d’un puzzle. Il faut mettre à profit ces 48 heures qui restent.
Parlons de la position européenne : l’Union s’est engagée sur le financement à court terme, mais rien sur le long terme. N’est-elle pas un peu timorée ?
>> Là aussi, la France essaie de pousser. Il y a eu cet appel de la France et de l’Éthiopie, représentant l’Afrique, qui se prononce pour une aide additionnelle post-2012 pour les pays pauvres. L’Union européenne, c’est plus compliqué : il y a 27 pays, il faut trouver un consensus.
Concernant les émissions de gaz à effet de serre, l’Union s’est engagée sur une réduction de 20 %, voire 30 % en cas d’accord ambitieux. Pourquoi pas 30 % tout de suite ? L’Europe montrerait ainsi l’exemple…
>> Quand on part dans de telles négociations, il faut aussi montrer qu’on ne peut tout attendre de certains. 30 % si ça aboutit, c’est quand même un signal fort pour les autres pays industrialisés, pour qu’ils se mobilisent tous.
La France est active. Il y a eu cet appel avec l’Afrique mardi, cette réunion mercredi avec les pays du bassin du Congo. Ce genre d’initiatives pèse-t-il vraiment dans les négociations ?
>> Cette initiative, toute la préparation sur le plan justice climat, tout ce travail prenant en compte la spécificité de chaque pays… je pense que c’est de nature à renforcer le poids des États d’Afrique. Le soutien de la France à ce moment-là, c’est important.
Et s’il devait ne pas y avoir d’accord à Copenhague…
>> Les yeux du monde entier sont braqués sur Copenhague. Je suis bien incapable de vous dire ce que sera l’accord. On va devoir se battre pour qu’il soit le meilleur possible. Jean-Louis Borloo se bat depuis des mois, le président Sarkozy est mobilisé. Bien sûr, ce n’est pas la France qui va changer le monde. Les États doivent être responsables. Nous, on aura assumé notre responsabilité jusqu’au bout. L’effervescence bat son plein ici, les pays du monde s’expriment. Tous ont le même souci au fond. J’espère qu’on y arrivera ; en tout cas, on y croit !
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Nord Eclair – 17 décembre 2009
CLIMAT
« Niveau quasi zéro »
Les négociations étaient totalement bloquées hier soir à Copenhague, à quarante-huit heures de l’échéance finale. Le sommet pour limiter le réchauffement du climat semble en effet s’enliser dans d’interminables consultations qui risquent de mener, demain, à une déclaration politique sans substance.
« Nous sommes à un point très dangereux. Les gens peuvent tuer ce processus, tuer tout accord. Je crains que les tentatives de parvenir à un accord ne s’enlisent sur des questions de procédure. » Hier soir, le ministre britannique de l’Environnement, Ed Miliband, était très pessimiste : les négociations semblaient totalement bloquées à Copenhague, s’enlisant dans d’interminables consultations qui risquent de mener, demain, à une déclaration politique sans substance. Un pessimisme tempéré par la secrétaire d’État française Valérie Létard qui croit toujours qu’un bon accord est possible.
La journée a été rythmée par les rumeurs d’un nouveau projet d’accord danois ne tenant aucun compte des derniers brouillons rédigés par les groupes de travail. De quoi mettre le feu aux poudres dans une ambiance particulièrement tendue, sur fond d’extrême fatigue de nombre de négociateurs.
Le G-77 (une coalition de 140 pays en développement) a ainsi prévenu qu’il n’accepterait pas un texte de négociations n’intégrant pas les résultats des groupes de travail. Quant à la Chine, elle a vivement attaqué la présidence en séance plénière, l’accusant de vouloir imposer un texte d’accord au mépris des négociations menées depuis deux ans et critiquant le manque de transparence.
« Nous sommes dans un processus qui doit être conduit par les parties. Vous ne pouvez pas simplement mettre en avant un texte tombé du ciel », a lancé le principal négociateur chinois, Su Wei, à l’adresse du Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, nouveau président des travaux depuis hier.
« On n’aura pas grand-chose à annoncer » demain soir
La journée a également été ponctuée d’incessantes suspensions de séances pour laisser place à des consultations parallèles, empêchant les ministres de se mettre réellement au travail. « Tout se passe en coulisse et c’est essentiellement tactique, a déploré un diplomate occidental. On soupçonne les États-Unis de s’agiter dans l’arrière-boutique pour influencer le processus, même si ce sont l’Australie ou le Canada qui font le sale boulot en séance. Mais les Européens sont embusqués derrière eux et finalement ne semblent pas mécontents. » Après une série quasi ininterrompue de suspensions des travaux, la désormais vice-présidente de la conférence des Nations unies sur le changement climatique, Connie Hedegaard, conduisait encore des consultations restreintes (moins de dix pays) sur des questions de procédure, impliquant une suspension des travaux.
« La présidence danoise est en train de conduire la conférence à l’échec, par sa volonté de mettre à tout prix une nouvelle base de négociation sur la table sans tenir compte de ce qui existe », a accusé une diplomate de haut rang. À ce stade, a-t-elle rappelé, l’écriture de l’accord suppose un va-et-vient constant entre la conférence au complet et les groupes désignés, chargés de la rédaction, et une adoption paragraphe par paragraphe pour avancer.
« On en est au niveau quasi zéro. À ce stade, on ne peut plus guère s’attendre à mieux qu’une déclaration politique », estimait un vétéran suisse de la négociation climat, José Roméro. Demain soir, « on n’aura pas grand-chose à annoncer », redoutait-il.
Contournement Nord de Valenciennes : Valérie Létard soutient les maires concernés
décembre 18, 2009La Voix du Nord – Valenciennes – 17 décembre 2009
ACTUALITÉ VALENCIENNES
Valérie Létard soutient les maires concernés
| CONTOURNEMENT NORD |
Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, la présidente de Valenciennes Métrople, Valérie Létard, soutient la demande des maires des communes concernées par le tracé du contournement Nord : comme eux, elle demande que le conseil général passe à la phase de concrétisation du dossier.
« La liste des arguments militant en faveur de ce projet n’a fait que s’allonger au fil du temps, au point aujourd’hui d’aboutir aujourd’hui à une situation critique, sur laquelle il m’importe de vous alerter », a écrit Valérie Létard à Bernard Derosier. Et de rappeler comme les signataires du premier courrier (notre édition d’hier), que « tous les efforts engagés depuis une décennie au nord de Valenciennes en faveur de la reconquête urbaine, du désenclavement des quartiers, du dynamisme économique (zone franche urbaine de Bruay – ZA Europescaut à Anzin), du développement des transports en commun (ligne 3 Valway) auxquels le conseil général du Nord s’est souvent associé, ne peuvent aboutir sans la réalisation de cette infrastructure majeure ».
Le courrier de Valérie Létard a été envoyé en même temps que celui des élus des villes concernées. La présidente de Valenciennes Métropole, comme Alain Bocquet et les élus souhaitent traiter ce dossier d’une même voix. •
Les maires des communes concernées (Saint-Saulve, Bruay-sur-l’Escaut, Anzin, Beuvrages, Raismes) et Alain Bocquet, président de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, ont co-signé une lettre envoyée lundi au président du conseil général.
Nord/Pas-de-Calais : Dernier Budget au Conseil Régional
décembre 18, 2009Nord Eclair – 16 décembre 2009
CONSEIL RÉGIONAL
Dernier budget avant élections
Les élus régionaux se réunissent pour trois jours de débat budgétaire. Cette séance est la dernière avant l’élection de la nouvelle assemblée en mars prochain. Elle aura des accents de campagne électorale.
Comme chaque fin d’année, les élus régionaux débattent du budget de l’année à venir. L’exercice revêt cette année un caractère particulier, en raison de la réforme des collectivités, mais aussi et surtout parce qu’il s’agit de la dernière séance plénière avant les élections du mois de mars.
Bernard Roman, vice-président (PS) chargé des Finances, présentera ce matin un budget sensiblement identique à celui de 2009 : pas de hausse de la fiscalité et maintien des niveaux d’investissement et d’emprunt. « C’est un budget de reconduction », résume-t-il.
Fort du rapport positif dressé par la Chambre régionale des comptes (notre édition du 16 octobre), il ne manquera pas de souligner les finances saines de la collectivité.
Le budget régional s’élève à un peu plus de 2 milliards d’euros. L’essentiel des dépenses est consacré aux lycées, au transport (le TER principalement), à la formation et à l’apprentissage, les grandes compétences des conseils régionaux.
Avant le vote de vendredi, les groupes fourbissent déjà leurs arguments. « On se prépare à tous les scénarios », indique Bernard Roman.
À gauche, le groupe communiste regrette que l’exécutif ait « accompagné » plutôt que « combattu » les « politiques gouvernementales ». Il sera, encore, critique vis-à-vis du bilan PS-Verts, promet Alain Bruneel (PCF). Le groupe a déposé une douzaine d’amendements. Si certains sont acceptés par la majorité, il pourrait s’abstenir lors du vote de vendredi, permettant ainsi l’adoption du budget.
À droite, Jean-Pierre Bataille, le Monsieur Finances du groupe UMP, répétera ses classiques : « Fiscalité, endettement, recherche… Nous sommes les derniers de la classe ». Il pointe aussi le « saupoudrage » des investissements, quitte à se froisser avec certains de son camp : le Louvre-Lens ? « Pas une priorité ». Le Grand Stade de Lille ? « 45 millions d’euros, c’est quinze points de fiscalité ! Doit-on se mêler de football ? » « Offensif », Jean-Pierre Bataille prévient : « En période de Noël, il n’y a pas de petit cadeau ».
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La Voix du Nord – Région – 17 décembre 2009
ACTUALITÉ RÉGION
Au-delà du budget 2010, c’est le bilan du mandat qui anime les débats dans l’hémicycle
| CONSEIL RÉGIONAL |
Au premier jour du marathon budgétaire qui prendra fin vendredi, le projet de budget 2010 partage malgré lui l’ordre du jour avec le bilan du mandat qui s’achèvera en mars. Tentez d’oublier la campagne électorale… elle revient au galop.
En guise de tour de chauffe, Bernard Roman a détaillé un budget 2010 qui se caractérise, comme celui de l’an dernier, par une pause fiscale. L’unique impôt direct régional à partir de l’an prochain, la taxe foncière, ne verra pas son taux augmenter. De la même manière, le barème de la carte grise reste fixé à 32 euros par cheval.
Mais au-delà des rafales de chiffres qui ponctuent l’examen budgétaire, le vice-président aux finances, Bernard Roman, a fait un sort au contexte « surréaliste » du débat.
Pas d’amendementde l’UMP
« Nous votons 2,2 milliards de dépenses et 250 millions de recettes », a résumé l’élu socialiste pour illustrer la réduction de la marge de manoeuvre fiscale provoquée par la disparition de la taxe professionnelle. Autre préoccupation : quelle recette apportera la carte grise si, avec la fin de la prime à la casse, le marché automobile s’effondre ?
Dotations et compensations attribuées par l’État composeront l’an prochain 79 % des ressources du budget. Pour Bernard Roman, on est plus proche d’une mise sous tutelle que d’une décentralisation.
Si un doute subsiste quant à l’attitude du groupe communiste (notre édition d’hier) sur le vote final, l’opposition (UMP – Nouveau Centre) votera contre.
« Nous ne présentons pas d’amendement pour un budget de reconduction que nous n’avons jamais voté », confie Jacques Vernier.
Le président de groupe prend pour premier angle d’attaque la fiscalité. « La hausse atteint 25 % sur le mandat, l’impôt est lourd dans le Nord – Pas-de-Calais. » Autre reproche, « le conseil régional ne sait pas faire de choix ». Sans nier le bien-fondé du plan lycées, de l’ambition ferroviaire, de Seine-Nord ou du Louvre-Lens, Jacques Vernier appelle à la prudence. « Les dépenses s’ajoutent les unes aux autres en même temps… et la barque fiscale s’alourdit. »
Nouveau groupe
Le maire de Douai critique « des décisions au coup par coup, sans schéma d’ensemble pour les équipements sportifs ou dans le domaine ferroviaire ».
Jacques Vernier évoque « un manque de transparence ». Jean-Pierre Bataille (UMP) le relaie sous l’angle de « “l’inéquité” territoriale » et épingle le soutien au Grand Stade « qui pèse 15 points de fiscalité ».
Signalons enfin qu’un nouveau groupe des « nationaux et indépendants » est né dans l’hémicycle. Formé de cinq élus dissidents et exclus du FN, il est le prélude à une liste que conduira François Dubout en tentant de faire concurrence à Marine Le Pen. •
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Nord Eclair – 18 décembre 2009
POLITIQUE
Conseil régional : la gauche défend son bilan, la droite le dénonce
Les élus ont achevé hier l’examen des différents budgets thématiques. Ils se prononceront aujourd’hui sur le projet de budget global pour 2010. La droite a prévenu : elle votera contre. Le groupe communiste pourrait s’abstenir.
Les conseillers régionaux voteront ce matin le budget de la collectivité pour 2010. Le ton devrait être plus vif que ces deux derniers jours. Hier, on en a eu un avant-goût : la gauche défend son bilan, la droite le combat.
Action économique.
Emploi et développement économique sont les principales préoccupations des habitants. Hier, Pierre de Saintignon a indiqué que le projet de budget s’inscrivait dans la continuité : avances remboursables pour les entreprises en difficulté, création d’entreprises, outils financiers…
Il a aussi dressé un bilan positif d’un budget « petit », mais qui, conjugué aux actions d’autres acteurs (État, banques, etc.), a des effets importants sur le tissu économique. Bref, « l’action économique, ce n’est pas la même chose que les autres compétences », a souligné Pierre de Saintignon. « Nous sommes, collectivement, les pilotes de l’économie régionale ». Un point de vue tempéré, calmement, par Dany Wallyn (groupe communiste) et par Philippe Rapeneau (UMP), plus vindicatif : « Rien de nouveau », « autosatisfaction », « logique contre-productive », « budget petit bras », a lancé l’élu arrageois.
« Non, tous les acteurs économiques ne trouvent pas votre action satisfaisante ».
« Monsieur Rapeneau aborde bien mal la campagne », a répondu Pierre de Saintignon, rejetant le « médiocre diagnostic » de son adversaire, qui « a plus de verve ici que dans son territoire », a-t-il ajouté, allusion à des initiatives communes.
Sport.
L’examen de ce budget a été l’occasion pour les Verts de redire leur « désaccord profond » avec leurs alliés du PS sur le financement du Grand Stade de Lille (45 millions d’euros). « Il faut différencier les intérêts privés du club (de foot) de ceux du conseil régional », a déclaré Emmanuel Cau. Jean-Pierre Bataille (UMP) s’était déjà élevé contre le coût de cet équipement. Hier, sans aborder ce sujet délicat, Françoise Hostalier (UMP) a pointé le « saupoudrage » des dépenses pour « faire plaisir à tout le monde » . « Le sport d’élite n’est pas l’adversaire du sport de masse », a répondu Wulfran Despicht (PS).
Vote : que fera le PC ? Certains amendements communistes devraient être acceptés par l’exécutif ce matin (relèvement des ponts des canaux, continuité professionnelle, etc.). De quoi inciter le groupe à une bienveillante abstention ?
Semaine dans le Boulonnais : La Secrétaire d’Etat à l’écologie, Valérie Létard, visite Ecover
décembre 18, 2009Semaine dans le Boulonnais – 16 décembre 2009
La Secrétaire d’Etat à l’écologie, Valérie Létard, visite Ecover
Un gisement d’emplois énorme
Ecover, entreprise modèle, symbolise à merveille les métiers de la croissance verte.
Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie et du Développement durable, (et tête de liste UMP pour la majorité présidentielle aux élections régionales de 2010) veut promouvoir les métiers de la croissance verte.
On estime que, dans les 20 prochaines années, la filière des métiers “écolo” peut, en France, générer 600 000 emplois nouveaux. Un gisement au potentiel énorme, mais qui nécessite que l’on s’y intéresse maintenant. C’est qu’il faut déterminer aujourd’hui les besoins, les formations, et les métiers de demain.
20 % de croissance annuelle
D’ou l’idée d’aller à la rencontre des entreprises en pointe dans le domaine de l’écologie. Fin janvier se tiendra une conférence censée dresser le bilan de ces différentes visites, avec formulations de nouvelles propositions en matière d’emploi et de formation.
La visite d’Ecover sonnait dès lors comme un passage obligé pour la secrétaire d’Etat. Ecover, sis sur la zone d’activités verte de Landacres, est une entreprise belge qui fabrique des produits d’entretien et de soins du corps respectueux de l’environnement. Le groupe revendique ainsi des produits 100% sains, entièrement biodégradables avec un impact quasi nul sur l’environnement.
Ici, le concept de développement durable est inscrit dans toutes les étapes du process. L’usine, flambant neuve, arbore une charpente en bois certifiée issue de forêts gérées durablement. Ainsi qu’un toit végétalisé qui isole le bâtiment (retient la chaleur l’hiver, maintient la fraîcheur l’été). Les eaux de pluie sont récupérées. Le site est d’ailleurs certifié ISO 14 001. Un “Pensez vert” poussé jusqu’à son paroxysme : les collaborateurs qui viennent travailler à bicyclette bénéficient d’une prime, parce que ce mode de transport ne rejette pas de CO2. Ecover démontre qu’écologie et économie peuvent faire bon ménage. Le groupe affiche, depuis 2000, une progression annuelle à faitr pâlir les géants du secteur (+20%). La première usine écologique fut construite près d’Anvers, en 1992. Ecover a 20 ans d’avance et en tire, aujourd’hui, les bénéfices. La secrétaire d’Etat est repartie convaincue.
Nord Eclair : Valérie Létard et les métiers de la Croissance Verte
décembre 15, 2009Nord Eclair – 14 décembre 2009
ÉCONOMIE
Le « green business », nouvel eldorado ?
Valérie Létard présentera en janvier son plan pour une croissance verte. La ministre nordiste y voit la perspective de centaines de milliers d’emplois. Il ne s’agit pas forcément de nouveaux métiers.
Depuis peu, l’économie prend des couleurs. Une surtout : le vert. Éco-entreprises, green business, croissance verte… Même les professionnels du déchet deviennent des spécialistes de l’« environnement ».
C’est indéniable, la chasse au gaspi, la lutte contre les pollutions et la préoccupation des impacts sociaux et environnementaux ont donné un véritable essor à ces secteurs, du producteur de filtres industriels à l’association de recyclage en passant par le bureau d’études.
Valérie Létard, secrétaire d’État aux Technologies vertes, envisage la création de 600 000 emplois verts en France d’ici 2020. Elle devrait présenter le détail de son plan pour une croissance verte dans quelques semaines.
Recyclage et transformation des déchets, dépollution des sols, biocarburants et chimie verte, éco-conception, énergie, dans bien des domaines, la région, en raison de son histoire industrielle, dispose d’une longueur d’avance.
Le green business, moteur de l’économie de demain ? « C’est de l’effet d’annonce », estime le cadre d’une PME nordiste. Pour l’heure, la conjoncture pèse aussi sur ces entreprises. « L’optimisme est relatif », résume Hubert Deléarde, spécialiste de l’environnement à la Chambre régionale de commerce et d’industrie (CRCI). « Dans le secteur du recyclage des déchets, par exemple, les professionnels sont tributaires d’autres entreprises. Moins d’activité dans l’industrie, cela signifie moins de déchets, moins de matières à recycler, c’est logique ».
Pas de sinistrose, pour autant. « L’an dernier, les clients venaient nous voir pour se tenir informés. Ils n’avaient pas de budget pour passer commande. Cette année, ils viennent avec des projets », note François Salmon, Pdg de Decoval, qui conçoit des machines pour le recyclage à Houplines.
À long terme, « le Grenelle va changer les choses, affirme Hubert Deléarde. Actuellement, les entreprises serrent les boulons, évitent de consommer trop d’énergie. Mais cela ne suffira pas. Elles devront changer les process », utiliser des machines moins gourmandes ou plus propres, réfléchir à des approvisionnements en circuits courts…
Frédéric Impens, lui, ne croit pas à une révolution. « Il y a les discours et la pratique. D’un point de vue technologique, il semble facile de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais chacun voit midi à sa porte », constate le directeur commercial de S3E, une entreprise qui conçoit des systèmes de gestion énergétique. Pour faire bouger les choses, « il faut des textes contraignants ».
Dans l’industrie, ça bouge, observe Myriam Duchêne. Cofondatrice d’une agence spécialisée dans l’information environnementale, elle a vu les usines se mettre au vert. « Certains industriels vont plus loin que les obligations légales », affirme-t-elle.
L’essor des métiers verts pose une autre question. Comment les PME tireront-elles leur épingle du jeu face aux grands groupes ? « Appelez Veolia ou Suez, ils ont réponse à tout, ironise le patron d’une PME de la métropole lilloise. Nous serons obligés de nous spécialiser »
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Nord Eclair – 14 décembre 2009
Valérie Létard : « Toutes les filières concernées »
600 000 emplois devraient émerger d’ici à 2020 en France liés aux mesures du Grenelle de l’Environnement. Le 28 janvier, on connaîtra un peu mieux ce en quoi consistera le plan de Valérie Létard, secrétaire d’État aux Technologies vertes.
Vous présenterez en janvier un plan pour la croissance verte. En quoi consistera-t-il ?
>> Dans la suite du Grenelle de l’environnement, nous souhaitons accompagner les filières économiques qui seront impactées. Les métiers de la croissance verte sont un des volets du Grenelle, son pilier social.
Vous avez annoncé la création possible de 600 000 emplois « verts » d’ici 2020. D’où vient ce chiffre ?
>> C’est l’évaluation du cabinet Boston Consulting Group qui a mesuré les conséquences du Grenelle. Bien sûr, dans les 600 000 emplois, il y aura une partie de créations nettes et une partie d’emplois qui seront transformés.
Dans quelles filières émergeront ces métiers ?
>> Toutes les filières sont concernées. Véhicules hybrides, ferroviaire, habitat, photovoltaïque, agriculture, beaucoup de nouveaux métiers vont apparaître. Demain, on déconstruira plus les véhicules qu’on le fait aujourd’hui, pour recycler ou réemployer des matériaux. (…) On sait déjà que certains « métiers socles » sont en tension – on manque de candidats – et nécessiteront de développer l’offre de formation : les menuisiers pour l’isolation, les chauffagistes, les peintres plaquistes qui utilisent des matériaux complexes, les couvreurs, les professionnels du solaire thermique, les électriciens… Si on veut répondre aux attentes du client et éviter des malfaçons – on l’a vu dans le photovoltaïque – il faut qu’on puisse trouver du personnel qualifié.
Quel est donc l’objet du plan sur ces métiers ?
>> On a besoin d’une lecture nationale pour savoir ce que nous devrons adapter ou comment accompagner les nouvelles filières. Il ne s’agit pas forcément de qualifications de très haut niveau. Il sera plutôt question d’ajuster des formations ou de mettre en oeuvre des modules complémentaires. En janvier, nous proposerons une stratégie et une méthode pour les régions intéressées. Un observatoire permettra aussi de réajuster les offres de formation si nécessaire. Nous nous appuierons dans un premier temps sur les observations effectuées par 23 Maisons de l’emploi, dont celles de Dunkerque, Hénin-Carvin, Lens-Liévin et Valenciennes.
Hervé Morin : «L’UMP, c’est le RPR d’hier»
décembre 15, 2009Le Figaro – 14 décembre 2009
Hervé Morin : «L’UMP, c’est le RPR d’hier»
« Nicolas Sarkozy transforme la société en profondeur et nous, nous lui apportons l’apaisement », a confié dimanche Hervé Morin.
Le président du Nouveau Centre a invité à la «prudence» dans le débat sur l’identité nationale, tout en réaffirmant la pleine participation de son parti à la majorité.
À juger de l’ambiance euphorique qui régnait samedi au conseil national de la formation centriste, peut-être fallait-il le rappeler : «Le Nouveau Centre est dans la majorité.» Hervé Morin, invité du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI, l’a assuré dimanche soir. «Il n’y a aucun doute là-dessus», insiste le président du parti centriste.
Mais, précise-t-il, le Nouveau Centre a vocation à promouvoir «une société apaisée qui cesse d’opposer les Français les uns aux autres, les fonctionnaires aux employés du privé, les policiers aux magistrats». Faut-il comprendre que ce n’est pas le cas aujourd’hui ? «Elle n’est plus une société apaisée depuis des années et des années», explique-t-il, en refusant d’établir la responsabilité du gouvernement et du président dans ce constat. «Nicolas Sarkozy transforme la société en profondeur et nous, nous lui apportons l’apaisement», explique-t-il, pressé de répondre.
C’est dans cette perspective que le NC souhaite reprendre la dénomination UDF qu’il dispute au MoDem de François Bayrou. «L’UDF a incarné cet humanisme moderne», plaide Morin en évoquant la loi sur l’IVG ou le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale que le RPR, dans les années 1970, rejetait.
Les différences entre l’UMP et le Nouveau Centre sont aujourd’hui beaucoup plus ténues. Surtout pour un ministre du gouvernement Fillon qui n’a pas la liberté de langage de ses amis députés ou sénateurs. Hervé Morin appelle cependant à quelques «prudences» dans le débat sur l’identité nationale. «Nous avons fait part de nos préventions», explique-t-il en souhaitant que le débat ne se résume pas à «une nostalgie France éternelle qui aurait oublié qu’elle a évolué».
Le centriste trouve en sa collègue du gouvernement Michèle Alliot-Marie une alliée critique issue des rangs UMP. «Si on se pose la question de l’identité nationale, c’est qu’on se pose la question de l’unité nationale, note-t-il en citant sa prédécesseur à la Défense. N’oublions pas que la société française s’est construite sur l’immigration depuis des siècles et des siècles.»
Pas question, cependant, de reprendre à son compte les critiques d’Hervé de Charette contre son ancienne famille politique, l’UMP. «Trop à droite», avait jugé le député du Maine-et-Loire avant de rejoindre le Nouveau Centre. «Pas trop à droite, estime pour sa part Morin, devant Charette qui assiste à l’émission. L’UMP n’a pas fait la place aux centristes qui l’ont rejoint. C’est le RPR d’hier, c’est tout.» Le RPR d’hier d’une part, un «Nouveau Centre, UDF d’aujourd’hui» d’autre part, la droite est en train de retrouver un visage plus que familier.
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Le Nouveau Centre se voit incontournable en 2012
décembre 15, 2009AFP – 14 décembre 2009
Le Nouveau Centre se voit incontournable en 2012
Le conseil national du parti centriste a réservé une ovation à Hervé de Charette, dernier transfuge de l’UMP et, selon le NC, premier d’une longue série.
C’était Noël avant Noël, samedi au conseil national du Nouveau Centre. «Se réunir au Théâtre du Gymnase, boulevard Bonne-Nouvelle, c’est déjà un signe, non ?», s’amuse un collaborateur du président du Nouveau Centre, Hervé Morin. Invité d’honneur de la manifestation, Hervé de Charette, dernière recrue de la formation depuis qu’il a claqué la porte de l’UMP. Le vingt-cinquième député du groupe à l’Assemblée, élu du Maine-et-Loire, ne vient pas les mains vides : la marque UDF, qu’il a déposée en 2004, est soigneusement emballée dans sa hotte de Père Noël.
«Je vous demande d’accueillir comme il se doit le Messie», s’emballe Hervé Morin. «Je suis très heureux de me retrouver auprès de tant de visages familiers et amis», lui répond l’ancien UDF, qui explique avoir «souhaité s’éloigner de l’UMP» à mesure que celle-ci «s’est transformée en “mouvement populaire”, oubliant un peu vite l’“union”».
Interrompu par la sonnerie de son portable, Charette hésite. «Je ne sais pas trop qui… C’est Méhaignerie qui m’appelle», lance-t-il à la salle hilare. «Il veut nous rejoindre !», commente Morin. «Je suis sûr que ça viendra», répond Charette à propos du député breton, chef de file des centristes à l’UMP. «J’appelle à nous rejoindre celles et ceux qui se reconnaissent dans notre famille politique», conclut Charette, qui estime que «le moment est venu de rassembler tous les centristes». Son discours est salué par une standing ovation, qu’Hervé Morin avait pronostiquée : «Il va me voler la vedette !»
À la tribune, les leaders centristes se sont succédé pour témoigner de leur joie et de leurs espoirs. «Je savoure pleinement ce grand moment où notre famille politique est en train de retrouver toute sa place, explique la secrétaire d’État Valérie Létard qui défendra les couleurs de la majorité aux régionales en Nord-Pas-de-Calais. Le moment est rêvé pour faire entendre la voix qui est la nôtre.»«Notre petite entreprise ne connaît pas la crise», assure le président exécutif du Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde, qui imagine son parti en «centre de ressource des bonnes idées de la majorité». Le député de Seine-Saint-Denis se fait même les dents sur la formation alliée : «Je comprends la tristesse de nos amis de l’UMP mais je ne compatis pas. Les membres du sérail sont toujours les bienvenus et notre premier évadé d’Alcatraz leur a montré le chemin.»
Principale victime des velléités centristes, le débat sur l’identité nationale. «On ne joue pas avec ce genre de débat», tance le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy. «Moi, en tout cas, je ne ferai pas campagne sur le thème de l’identité nationale. Le FN était dans un état proche de l’Ohio, laissons-les là où ils sont», conclut-il sous les applaudissements. «Être français n’est pas quelque chose que l’on octroie mais bien quelque chose que l’on partage avec le monde», explique à son tour Jean-Christophe Lagarde en énumérant les valeurs de la République : «Liberté, Égalité, Fraternité et, depuis 1905, laïcité.»
Devant tant d’enthousiasme partagé, Hervé Morin fixe, en clôture du conseil national, ses objectifs : «Nous devons être en capacité d’avoir assez de députés à l’Assemblée en 2012 pour qu’aucune majorité ne puisse se faire et aucune loi ne puisse être votée sans nous», explique-t-il. Et pour cela le NC doit être libre «de décider si nous aurons un candidat ou non à la présidentielle. Cela doit être notre obsession». C’est également au Théâtre du Gymnase, en 1980, que Coluche s’était lancé dans la course à l’Élysée, avant de renoncer, quelques semaines avant l’échéance. Là encore, faut-il y voir un signe ?
Publié par nc5962
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