Valérie Létard veut féminiser le Nouveau Centre

mai 13, 2008

Les confidentiels de la rédaction du Figaro

Valérie Létard veut féminiser le Nouveau Centre

Secrétaire d’État chargée de la Solidarité et vice-présidente du Nouveau Centre, Valérie Létard entend bien donner de la voix lors du premier congrès de son parti qui se déroulera les 15 et 16 mai à Nîmes. «On doit réajuster le tir entre l’économique et le social. Le Nouveau Centre ne peut pas apparaître uniquement comme une formation politique libérale», soutient cette ministre peu connue du grand public, qui se définit comme une «vraie centriste humaniste, sociale et européenne». Valérie Létard veut profiter du congrès pour pousser un coup de gueule contre le manque de responsables femmes au Nouveau Centre. Elle s’exprimera dans ce sens à Nîmes.


Hervé Morin à Albert ce 13 mai

mai 13, 2008

À la veille du Congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes les 16 et 17 mai prochain, la Fédération de la Somme du Nouveau Centre aura le plaisir d’accueillir Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, Ministre de la Défense, ce Mardi 13 mai 2008 à 20H15 au Théâtre du Jeu de Paume à Albert (Somme) pour une réunion publique sur le thème : “Le renouveau du Centre en France


Retour sur les Jeunes Centristes

mai 3, 2008


LE MONDE | 29.04.08 | 14h38

Moins de 35 ans, une nostalgie commune de l’UDF et des espoirs d’affluence pour les Jeunes centristes

Les Jeunes centristes s’organisent et entendent le faire savoir. Constitué en septembre 2007 autour des moins de 35 ans, leur mouvement, issu du Nouveau Centre d’Hervé Morin, ministre de la défense, aurait déjà fédéré “plus d’un millier de militants sur toute la France”, selon Damien Abad, leur président. L’effectif avancé tranche pourtant avec la centaine de participants au séminaire organisé samedi 28 avril, à la Maison des Mines de Paris.

Militants désenchantés du MoDem et insoumis de l’UMP ont trouvé ici leur compte, dans une nostalgie commune de l’UDF dont ils revendiquent la lignée. Les Jeunes centristes insistent sur leur autonomie financière. Cotisations d’adhérents et bénéfices des produits dérivés vendus leur assureraient une liberté d’action face à leurs aînés et à la majorité présidentielle. Leur credo, c’est l’Europe. “Nous, on veut vraiment que l’Europe sociale et citoyenne se construise”, annonce Damien Abad. “Sur des thèmes comme le logement, les franchises médicales, la solidarité, on peut aller plus loin que le Nouveau Centre lui-même”, assure le président des Jeunes centristes.

La lisibilité du parti leur fait encore défaut. Peggy Magnou, enseignante spécialisée, ex-syndiquée à FO, l’a ressenti pendant la campagne municipale : “Le souci, c’est que les gens associent MoDem et Nouveau Centre.” Colistier de Dominique Perben dans le 7e arrondissement de Lyon, Jérémy Coste était l’un des trois seuls représentants du Nouveau Centre dans la ville. “C’est ridicule. J’en tiens pour responsable l’UMP local, aucun effort n’a été mis sur le centre droit”, regrette cet étudiant en sciences politiques, ancien UMPiste. “Il y a tout un travail d’image à faire”, reconnaît Sébastien Guérin, collaborateur du maire de Drancy. D’ici au congrès, à Nîmes, en mai, ils espèrent être encore plus nombreux. Damien Abad affirme que “les adhérents affluent au Nouveau Centre par centaines chaque semaine”.


Francis Vercamer, Député-Maire de Hem, accueille Christine Boutin, Ministre du Logement

avril 29, 2008

La Voix du Nord - Edition de Roubaix - mardi 29 avril 2008

HEM

Christine Boutin est venue voir « la parfaite illustration du renouvellement urbain »

Visite ministérielle au pas de charge, hier après-midi à Hem. Le député-maire Francis Vercamer a emmené la ministre du Logement et e la Ville, Christine Boutin, dans le quartier Haut Champs-Longchamp, à la découverte des réalisations et (nombreux) projets de rénovation urbaine.

Tout de suite, le tutoiement est de rigueur. D’abord, de la part de Mohammed Kaddouche, trublion hémois réclamant « plus de transparence » : « Tu te souviens la dernière fois que tu es venue ? », lance-t-il ironiquement à une Christine Boutin à peine descendue de voiture. L’homme à la carrure chétive sera maintenu à distance et en respect durant toute la visite par de grands et musclés policiers en civil.

Le « tu » est aussi de rigueur pour Francis Vercamer, trop heureux d’accueillir la ministre pour lui montrer à quel point on est en première ligne sur le renouvellement urbain, ici, à Hem. Le députe-maire a peu de temps, il y va tous azimuts : « Là (les friches industrielles de la Lèverie), on a deux usines démolies, c’est destiné à faire à la fois du logement social et de l’accession à la propriété » Et, lui montrant de grandes photos : « Là, tu vois, ça a été refait, alors qu’avant, ça faisait un peu comme dans “Bienvenue chez les Ch’tis” » Dommage : « J’ai pas encore vu le film », avoue la ministre. Qu’importe, le cortège part d’un pas rapide, pour une marche à travers le quartier. « Par ici, la Coulée verte (…) Là-bas, il y a aussi le site Stein, côté Lys. Ça va être détruit pour faire un village d’entreprises. Ici, on démolit tout ! Mais c’est un peu long… » Passage devant la tour HLM du Docteur-Roux qui - devinez quoi… - « va être démolie ». Eh oui. À la place, ce sera du logement individuel. Un peu plus loin, rue du Dr-Schweitzer, la ministre lance un « Bonjour ! » à un passant. Ce qui lui permettra de dire plus tard qu’elle a « rencontré les habitants du quartier ». L’homme répond poliment. Ce qu’il n’a pas eu le temps de dire, c’est qu’il attend depuis plusieurs années un relogement pour sa famille de neuf personnes. Le genre de cas particulier évoqué ensuite par Francis Vercamer, pour illustrer les difficultés posées par le renouvellement urbain. Pour autant, la plupart des Hémois à reloger dans le cadre du renouvellement urbain l’ont été : 84 % (266 logements sur 316), dont seulement 13 % en dehors du quartier.

Au bout de la marche, la pose d’une première pierre attendait Christine Boutin, celle des futurs 74 logements qui s’érigeront à la place de l’ancien groupe scolaire Longchamp (type Pailleron), détruit. Après avoir joué les maçons, la ministre a rassuré son hôte : « Vous pouvez compter sur moi pour la prorogation des délais nécessaires à la finalisation de votre entreprise ». Et, répondant à Francis Vercamer, rappelant que « l’urbain, c’est bien, l’humain c’est mieux », l’ardente protectrice des valeurs traditionnelles de la famille a souhaité « une gestion urbaine de proximité, afin que les habitants s’approprient non seulement le projet mais aussi sa mise en oeuvre (…) C’est une politique ambitieuse, destinée à redonner l’espoir aux habitants des quartiers. C’est donc aussi l’occasion de proposer des emplois aux habitants, en particulier les jeunes. » Justement, certains d’entre eux étaient là, par curiosité. Mais placés derrière le cordon humain de sécurité, donc un peu trop loin pour entendre cette preuve de bonne volonté ministérielle. •


Les Jeunes Centristes en Séminaire

avril 28, 2008

Site officiel des Jeunes Centristes

Les Jeunes Centristes, mouvement jeune du Nouveau Centre, ont tenu leur premier séminaire national samedi à Paris, en présence d’Hervé Morin ainsi que de plusieurs autres ministres du Gouvernement dont Valérie Létard, André Santini ou encore Christian Blanc ainsi que le député Jean Christophe Lagarde.

Devant près de 200 jeunes, Hervé Morin a rappelé son intention de faire « des listes autonomes Nouveau Centre pour les Européennes de Juin 2009 » et a demandé aux Jeunes Centristes « l’enthousiasme des conquérants » pour « reconstruire la vieille famille centriste. ».

Jean Christophe Lagarde, quant à lui, a souligné l’importance du « rôle que devaient jouer les Jeunes Centristes dans la construction du Nouveau Centre et, plus globalement, dans la reconstruction du centre en France ». Votre mouvement jeune se doit de « bousculer notre parti, ne pas hésiter à remettre en cause des certitudes pré-établies et être un acteur à part entière dans l’élaboration de notre projet de société » poursuivit le député de Seine Saint Denis.

Enfin, Damien Abad, Président des Jeunes Centristes, a rappelé la nécessité de « s’ouvrir aux autres formations centristes » et a proposé la tenue d’une « grande université d’été des centres » rassemblant l’ensemble des jeunes du Centre, du MoDem au Parti radical. « Ce n’est pas une OPA sur les Jeunes MoDem, ni une tentative de récupération ; c’est simplement une main tendue destinée à faciliter le dialogue et les échanges entre l’ensemble des jeunes du centre de manière à ce qu’un jour le Centre puisse parler d’une seule et même voix » a conclu Damien Abad.


Nouveau Centre : Un samedi de travail

avril 28, 2008

VIE POLITIQUE - Les Échos - Lundi 28 avril 2008

Les frères ennemis centristes mobilisent chacun dans leur coin

Les frères ennemis du centrisme, le Modem de François Bayrou et le Nouveau Centre d’Hervé Morin ont réuni leurs troupes chacun de leur côté samedi à Paris. A la Maison des Mines, quelque 150 jeunes du Nouveau Centre, ainsi que plusieurs membres du gouvernement - André Santini, Valérie Létard, Christian Blanc - ont écouté le ministre de la Défense souhaiter que le parti qu’il préside « détermine rapidement » avant l’été ses têtes de listes aux européennes de 2009. Sur les huit grandes circonscriptions, Hervé Morin a souhaité que son parti soit présent au moins dans l’Ouest, le Nord-Normandie et l’Ile-de-France. Pour les régionales, l’existence de listes autonomes NC dépendra du mode de scrutin que François Fillon a envisagé de modifier pour établir une proportionnelle à un tour. Projet critiqué par François Bayrou, qui réunissait les ex-candidats du Modem aux municipales à la Maison de la Chimie. « On nous annonce des manoeuvres supplémentaires pour rendre notre tâche politique encore plus difficile », a-t-il dénoncé après avoir estimé que les européennes et les régionales « offrent une place » au Modem. François Bayrou a par ailleurs ailleurs réaffirmé que les trois députés de son mouvement et les onze sénateurs qui lui sont restés fidèles ne voteraient pas le projet de réforme constitutionnelle sans l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives.


Avec Martine Aubry et Valérie Létard, le Nord féminise son image

avril 21, 2008

Le Figaro 19 & 20 avril 2008

Avec Martine Aubry et Valérie Létard, le Nord féminise son image


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QuickPost


LMCU : Une opposition “sans délégation, ni vice-présidence”

avril 20, 2008

La Voix du Nord - Edition de Lille Métropole - dimanche 20 avril 2008

LILLE MÉTROPOLE COMMUNAUTÉ URBAINE

Martine Aubry ouvre le bureau à l’opposition

La nouvelle présidente de LMCU, élue vendredi, a annoncé hier sur France 3 qu’elle avait proposé neuf sièges dans « l’instance exécutive » au groupe Métropole Communes Unies, que présidera son adversaire Marc-Philippe Daubresse. Mais ni vice-présidence, ni délégation.

Le bureau, c’est l’endroit où sont discutés en amont les projets ensuite soumis en assemblée plénière. Une cinquantaine d’élus devraient en faire partie, explique Alain Cacheux, président du groupe socialiste : les 10 premiers vice-présidents, 23 ou 24 autres vice-présidents, plus des conseillers avec ou sans délégation. « On va faire fonctionner le bureau comme la commission permanente du conseil régional. Tous les groupes y seront représentés à la proportionnelle. » Ce qui donne 9 sièges au nouveau groupe MCU, mais sans délégation ni vice-présidence. « Nous restons dans la logique d’une majorité cohérente, avec l’accord politique (100 élus), et élargie, avec l’accord de partenariat (qui concerne les 41 élus de Métropole Passions Communes). » A. Cacheux a été chargé de prendre contact dès vendredi avec Christian Decocq, président sortant de l’ancien groupe UPM. M. Daubresse, qui n’a « pas eu de contact direct avec Martine Aubry depuis son élection », considère que « c’est ce qui se pratique dans tous les départements et les régions de France ». Mais ne souhaite pas faire d’autre déclaration avant la présentation vendredi du nouvel exécutif. « Nous saurons alors quel type de gouvernance aura souhaité mettre en place Mme Aubry. » •


Bilan du “4e tour” des Municipales

avril 19, 2008

AFP - 19 avril 2008

La vague rose confirmée par l’élection des présidents de communauté urbaine

PARIS (AFP) — Le “quatrième tour” des municipales, qui s’achevait vendredi avec les dernières élections de présidents de communauté urbaine, a confirmé la “vague rose” des 9 et 16 mars et le basculement à gauche de nombre collectivités emblématiques. Si les communautés de Lille et de Bordeaux sont logiquement restées à gauche, la surprise est venue de Marseille où Jean-Claude Gaudin (UMP) avait sauvegardé de justesse son fauteuil de maire mais n’a pas pu conserver à la droite la communauté urbaine.

La logique des rapports de force issus des municipales de mars aurait dû permettre à Renaud Muselier, ancien premier adjoint UMP de la ville, de prendre la tête de Marseille Provence Métropole (MPM), communauté de 18 communes créée en 2000. C’est pourtant Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui a été élu jeudi par 79 voix contre 77, suscitant de la part des M. Muselier des accusations de “trahison” à l’adresse des maires recensés à droite qui n’ont pas voté pour lui.

A Lille, Martine Aubry, a été largement élue vendredi à la présidence de Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU), où elle succède à l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, président de l’institution depuis 19 ans. La Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), la ville d’Alain Juppé, est allée au maire socialiste de Blanquefort (Gironde), Vincent Feltesse, candidat sortant et seul en lice, après un “accord de coopération” gauche-droite. La gauche y compte 61 représentants contre 59 pour la droite.

Le maire de Nice Christian Estrosi (UMP), seul candidat, a été élu vendredi président de la Communauté d’agglomération Nice Côte d’azur (Canca) avec 90% des suffrages exprimés.
Le Grand Nancy a réélu vendredi à sa tête le maire de Nancy et président d’honneur du Parti radical André Rossinot. Le Premier ministre François Fillon avait été réélu mercredi à la tête de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, à celle de Valenciennes (Nord) le 11 avril. Le même jour, le maire PS de Dijon François Rebsamen (PS) avait été réélu à la tête de la communauté urbaine, obtenant 78 voix sur 82.


Valérie Létard, la ministre Ch’ti

avril 16, 2008

Le Parisien - 16 avril 2008

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QuickPost

Hier soir, elle était à l’Elysée pour la projection de “Bienvenue chez les Ch’tis”. La plus discrète des membres du gouvernement assure qu’il y a une manière ch’ti de faire de la politique. Elle explique laquelle. C’est une “fille qui ne perd pas le Nord”, comme elle dit. Née il y a quarante-cinq ans à Orchies (Nord), Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, revendique d’être “une ministre ch’ti”.

Qu’est-ce que ça veut dire, être “une ministre ch’ti” ?
Ça veut dire être solidaire face aux difficultés, avoir du tempérament, des convictions, et le sens de la loyauté.

Vous avez aimé le film ?
Oui, c’est un film très juste et je m’y suis beaucoup amusée. Ça m’a rappelé quand j’ai débuté dans le Nord comme assistante sociale. Je faisais des visites à domicile comme les personnages du film. Quand on me proposait un verre de genièvre, j’optais plutôt pour le café !

Y a-t-il une manière ch’ti de faire de la politique ?
Face à la difficulté, nous savons nous rassembler et rebondir. Il y a un temps pour le débat politique, et un temps pour se retrouver autour d’un projet. Je viens d’être élue présidente de Valenciennes Métropole (la deuxième communauté d’agglomération la plus peuplée de la région Nord-Pas-de-Calais qui rassemble 200 000 habitants et 36 communes) avec 83 % des voix. Il y avait un candidat de gauche, mais les communistes et les socialistes ont voté pour moi, ce qui nous permet de construire un exécutif pluriel.

Etes-vous en train de prendre la place de Jean-Louis Borloo ?
Jean-Louis est toujours élu à Valenciennes. C’est un passage de témoin. En politique, c’est une façon de faire qui est assez rare…

Avez-vous aussi envie de prendre la place de Xavier Bertrand, votre ministre de tutelle ?
Il m’a déjà fallu beaucoup d’énergie pour qu’il ne prenne pas la mienne ! Nous ne nous connaissions pas. Il nous a fallu apprendre à travailler ensemble.

Qui a mis de l’eau dans son vin ?

On va dire que Xavier en a mis un peu. Moi j’en mets toujours, j’adore jouer en équipe.

On parle beaucoup de Rachida Dati, Rama Yade, Nathalie Kociusko-Morizet, mais pas de vous. Pourquoi tant de discrétion ?
Ce qui m’importe est d’être entendue sur mes dossiers. C’est chose faite. La solidarité, le droit des femmes, le handicap, la maladie d’Alzheimer, Valenciennes sont les fils conducteurs de mes interventions.

Avec vous, jamais de couacs gouvernementaux. Etes-vous plus disciplinée que les autres ?
Quand j’ai un problème, j’ai tendance à le régler en tête à tête, plutôt qu’à travers les médias.


J. Houssin : “Un groupe à la LMCU avec d’autres sensibilités, et notamment le Nouveau Centre et des maires sans étiquette, je m’y retrouve”

avril 14, 2008

La Voix du Nord - Edition d’Armentières - dimanche 13 avril 2008

VERLINGHEM

Communauté urbaine : J. Houssin quitte le groupe MPC

Ça grenouille dur, à cinq jours de l’élection du nouveau président de la communauté urbaine (programmée vendredi soir). Le maire de Lambersart, Marc-Philippe Daubresse, a reconnu vendredi que sa victoire était improbable. Reste que des repositionnements devraient intervenir ces prochains jours, comme celui du maire de Verlinghem, Jacques Houssin, qui a décidé de quitter le groupe Métropole Passions Communes (MPC) que préside Henri Ségard

> Confirmez-vous que vous quittez le MPC d’Henri Ségard ?
Oui, je ne me retrouve pas dans certaines choses et j’ai annoncé en début de semaine à Henri Ségard que mon choix était fait. Travailler avec Martine Aubry, je n’étais pas contre, mais après l’élection. Dès qu’on me demande de soutenir son projet avant l’élection, de voter pour elle à la présidence, ça n’est plus dans mes convictions, ça n’est pas ce que j’avais annoncé à mes électeurs.

> C’est-à-dire ?
À Verlinghem, j’ai mené une liste aux municipales non cartée, mais « divers droite ». Et j’avais dit que je voterais Marc-Philippe Daubresse pour la présidence de LMCU. J’ai donc interrogé les membres de mon équipe municipale pour savoir ce que je devais faire : ils ont été d’accord avec moi pour dire que je devais quitter le groupe MPC. Avec Martine Aubry, on peut se mettre d’accord sur des projets, mais pas sur des valeurs.

> Vous allez donc rejoindre le groupe UMP ?
Non, je suis effectivement membre de l’UMP ; au conseil général, je siège au groupe UPN (Union pour le Nord), mais à la communauté urbaine (LMCU), ce n’est pas pareil. J’y représente mon conseil municipal et pas l’UMP. Je ne veux donc pas siéger dans un groupe qui serait uniquement UMP. Mais là, dans la mesure où M.-Ph. Daubresse annonce qu’il crée un groupe avec d’autres sensibilités, et notamment le Nouveau Centre et des maires sans étiquette, je m’y retrouve. De toute façon, cela ne veut pas dire, pour moi, une opposition systématique. Ce que j’espère, c’est que l’on arrivera à travailler intelligemment, dans l’intérêt de la métropole.


Marc-Philippe Daubresse (UMP) dénonce la politisation de Lille Métropole Communauté Urbaine par Martine Aubry

avril 14, 2008

La Voix du Nord - Edition de Lille Métropole - samedi 12 avril 2008

LMCU

Marc-Philippe Daubresse (UMP) : « Un apartheid a été décidé contre nous »

« Cette élection, arithmétiquement, je ne peux pas la gagner. Dont acte. » Lucide, l’UMP Marc-Philippe Dau-bresse sait qu’il ne lui reste guère de chances d’être élu dans une semaine président de la communauté urbaine. Mais quitte à perdre la bataille, ce sera les armes, politiques, à la main.

Alors, oui ! Pour ceux qui en doutaient, Marc-Philippe Daubresse ira jusqu’au bout de sa candidature. Et si la future présidence de LMCU semble promise à Martine Aubry, le député-maire de Lambersart est aujourd’hui toujours dans l’offensive.

> Un accord sur le programme ? - Il le répète : son programme est connu depuis longtemps. « Je viens de découvrir celui de Martine Aubry. Le mien est intégrable dans le sien, même si j’ai l’avantage de l’antériorité. » D’ailleurs, rappelle-t-il, lui était d’accord pour un débat devant la presse. « Mme Aubry ne l’a pas souhaité, je le regrette. » S’il doit y avoir un accord programmatique, la droite et le Nouveau Centre ne comprennent pas pourquoi ils en sont exclus. « Il n’y a pas de raisons de décréter un apartheid contre nous », même si le désaccord est profond sur les finances ou le rythme des projets à concrétiser. « Nous, on a mis une ligne blanche : non à une fiscalité supplémentaire sur les ménages et non à un recours à l’emprunt déraisonnable », lance-t-il, avant de dénoncer la cacophonie du « camp Aubry ». Un tableau à la main reprenant les principales déclarations des grands maires de gauche de la métropole, il pointe du doigt leurs désaccords sur le Grand Stade ou sur un nouvel impôt « ménages ». « Tout est opaque, les débats ont été occultés. »

> Un accord politique ? - Le ralliement autour de Mme Aubry serait donc un choix politique, « dicté par le sens du vent ». « Si cet accord est un accord politique, il s’agit d’une majorité de gauche complétée par un MoDem devenu succursale de la gauche… et par des maires souvent élus dans leur ville contre la gauche », explique l’ancien ministre. « C’est une vision qui ne correspond ni à ce qu’a fait Pierre Mauroy ni à la logique de territoires d’une communauté urbaine. » « C’est tout ce que souhaite Martine Aubry, lui répond Christian Decocq. Elle veut un accord politique avec une vraie opposition de droite. Cela lui offrira une tribune plus importante que celle de Lille, pour taper sur la politique gouvernementale. Une tribune dont elle a besoin. Et envie ! » Et là, M. Daubresse menace : « Les électeurs ont le droit de savoir les décisions que prennent leurs maires. Nous irons leur dire clairement que leur maire, élu avec des voix de droite, vient de rejoindre une majorité de gauche . » Quoi qu’il en soit, le Lambersartois sait bien qu’il risque d’obtenir vendredi uniquement les 28 voix de son groupe. Il pourra alors compter ses amis… pour les futures batailles. •

La Voix du Nord - Edition de Lille Métropole - dimanche 13 avril 2008

POLITIQUE

Communauté urbaine : le groupe UMP se saborde

Il ne devrait plus y avoir à proprement parler de groupe UMP à la communauté urbaine. Un groupe élargi, ouvert à des maires sans étiquette et au centre, le remplacera. Une preuve supplémentaire du « divorce » d’avec le MPC d’Henri Ségard.

Marc-Philippe Daubresse le disait dans nos colonnes hier : « Je suis conscient qu’arithmétiquement, je ne peux pas gagner cette élection ». Cela n’empêche pas certains cadres de l’UMP de l’avoir mauvaise lorsqu’ils voient les « désertions » autour d’eux. Exemple : « Le programme présenté par M.-Ph. Daubresse, c’est le fruit d’un travail de plusieurs mois, en commun, avec le groupe Métropole Passions Communes », explique le maire de Marcq, Bernard Gérard. L’agenda des intéressés est formel : la dernière réunion avec Henri Ségard et Damien Castelain (maire de Peronne-en-Mélantois) date du 17 mars, soit le lendemain du second tour des municipales.

Aussi, les distances prises par Henri Ségard, ces derniers jours, irritent-elles à l’UMP. Conséquence plus ou moins directe : la disparition du groupe UMP pour un groupe dont le nom n’est pas encore défini (MCU, pour Métropole communes unies ?) et qui regroupera des maires UMP, des maires de sensibilité centriste (notamment issus du Nouveau Centre) et des élus sans étiquette issus de petites communes, « qui se sentiraient mal à l’aise dans tel ou tel groupe, dans une position bloquée ». Et dans « tel ou tel groupe », il faut lire, bien sûr, notamment, le MPC…

D’ailleurs, un premier transfert vient d’être enregistré cette semaine : celui de Jacques Houssin, le maire de Verlinghem.

Lille + - 14 avril 2008

Métro Lille - 14 avril 2008